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Thomas
Tallis: The Complete Works Chapelle du Roi Ce huitième volume des Œuvres complètes de Thomas Tallis, l’avant-dernier de la série enregistrée par la Chapelle du Roi, réunit deux adaptations splendides qu’il composa sur les Lamentations de Jérémie ainsi que les adaptations anglaises de plusieurs de ses motets en latin les plus connus. À l’exception de Sing and glorify heaven’s high majesty, adaptation anglaise du célèbre motet de 40 parties Spem in alium, tous les morceaux enregistrés ici sont composés pour un chœur à cinq parties. Ainsi que le signalent les Notes accompagnant le Volume 7, les registres vocaux d’un grand nombre des motets élisabéthains de Tallis (et par conséquent de leurs adaptations anglaises) sont plus restreints que ceux de la musique qu’il avait composée avant la Réforme. On peut en conclure que les motets de l’époque élisabéthaine étaient conçus pour être chantés dans plusieurs registres. Il n’est pas interdit de penser qu’ils auraient pu être exécutés dans un ensemble ATTBarB pour le registre le plus bas, vraisemblablement dans des chapelles privées, alors que transposés plus haut de trois ou quatre demi-tons, ils pouvaient faire appel à un ensemble SAATB, probablement chez des particuliers, où les femmes pouvaient chanter la ligne supérieure. Par conséquent, pour tous les morceaux de ce CD, à l’exception de Blessed are those that be undefiled, Sing and glorify heaven’s high majesty, et O praise the Lord, tous trois de large ambitus, nous avons eu recours à deux séries de registres. Ces deux niveaux différents sont décrits respectivement dans l’index comme ‘haut’ (généralement SAATB) et ‘bas’ (généralement ATTBarB). Dans toute l’Europe, y compris en Angleterre, de nombreux compositeurs, comme Tallis, mettaient en musique des textes extraits des Lamentations de Jérémie, dont les cinq versets d’ouverture font partie de l’office des matines (ou Tenebrae) de la Semaine Sainte. La première musique de Tallis sur les Lamentations, richement expressive, porte sur le texte de la Première leçon des matines du Jeudi Saint selon le rite Sarum (Chapitre 1, versets 1-2), alors que sa deuxième composition, plus longue, utilise le texte de la Deuxième leçon (versets 3-5). Les deux musiques de Tallis auraient pu être interprétées dans la liturgie, mais elles sont composées sur des modes différents, ce qui provoque un certain hiatus avec les répons attenants. Il est très vraisemblable, en revanche, que ces pièces élisabéthaines de Tallis aient pu être conçues pour la dévotion privée de Catholiques fervents. Les traducteurs de la Vulgate avaient conservé la structure en acrostiches de la version originale en hébreu (où chaque verset commençait par une des lettres successives de l’alphabet hébreu), en préfaçant chacun des cinq versets respectivement par les mots Aleph, Beth, Gimel, Daleth et Heth. Dans ses deux compositions, Tallis respecte la tradition en proposant une mélodie non seulement pour le début formel des Leçons (‘Incipit lamentatio [ou De lamentatione] Ieremiae propheta’ mais aussi pour le refrain final ‘Jerusalem convertere ad Dominum Deum tuum’ (extrait de Josué, 14.1). Comme d’autres compositeurs, Tallis produit également des ornements hautement mélismatiques des premières lettres de l’alphabet hébreu, en contraste austère avec le traitement généralement syllabique de l’ensemble des textes des Lamentations. Bien que la mise en service officielle du tout premier rituel anglican, First Booke of Common Prayer, le 9 juin 1549, jour de la Pentecôte, ait été la simple conclusion d’un long processus arrivé progressivement à maturité, elle rendait néanmoins nécessaire et urgent de constituer un répertoire de musique en langue vernaculaire pour les offices divins. Une manière simple de contourner cette difficulté consistait à adapter des textes anglais sur des motets qui existaient déjà en latin, type de composition que l’on a désigné sous le nom de contrafactum. Il survit des contrafacta de la musique liturgique écrite par des compositeurs anglais avant la Réforme, tel John Taverner (v. 1490-1545), ainsi que par ceux qui travaillèrent sous la Réforme, tels Hugh Aston (v.1485-1558?) et Robert White (v.1538-1574). Identifier une œuvre comme contrafactum ne pose généralement pas de problème. Lorsqu’un motet en latin ou une partie de la messe a survécu également dans une source au texte anglais postérieure à la Réforme, comme c’est le cas dans In trouble and adversity et O give thanks unto the Lord de Taverner, tous deux adaptés de la messe de ce compositeur Gloria tibi trinitas, la version en anglais est immanquablement le contrafactum. Même si aucune version en latin n’a survécu, les preuves internes dans certaines compositions dont le texte est anglais suggèrent qu’il s’agit d’une pièce écrite pour le latin qui a subi une adaptation. Lorsqu’une composition comporte un texte anglais versifié traduit du latin, cette œuvre pourrait être un contrafactum. C’est pourquoi le célèbre anthem de William Mundy, O Lord, the maker of all thing, dont la mélodie illustre un texte extrait de The King’s Primer (1545), pourrait bien être un contrafactum d’un original latin intitulé Deus Creator omnium, même si nous ne disposons d’aucune version en latin. L’indication la plus fiable qu’une certaine forme d’adaptation a été effectuée est la présence de notes répétées relativement brèves ; cette répétition suggère que la phrase a été modifiée pour accueillir un plus grand nombre de syllabes que prévu à l’origine. Les textes anglais choisis pour être adaptés sur des motets latins pendant cette période auraient certainement été écrits spécifiquement dans ce but, puisque la probabilité de réussir à y insérer un texte anglais pré-existant est négligeable. Sous les règnes d’Élisabeth Ire et de Jacques Ier les contrafacta et leurs modèles adoptèrent plusieurs formes de double usage ; ils étaient en effet interprétés non seulement dans un cadre liturgique mais aussi dans un cadre domestique, pour le plaisir ou pour la dévotion privée. À l’intérieur de ce genre, les ouvrages qui ont survécu sont des musiques sur des textes anglais sacrés ou profanes, certains morceaux utilisés dans des madrigaux italiens et anthems anglais, d’autres combinant versions avec texte et sans texte (pour clavier ou ensemble), et enfin des anthems avec plusieurs textes anglais (généralement versifiés). La plus importante catégorie de contrafacta consiste cependant en adaptations anglaises de motets en latin et représente plus de la moitié de la centaine de contrafacta qui ont déjà été identifiés. Dans le cas d’un petit nombre de contrafacta anglais à partir de motets latins, les paroles anglaises peuvent être une traduction presque littérale ou une paraphrase approximative du latin. En général, il n’existe cependant pas de relation textuelle entre le modèle et son contrafactum. En effet, plusieurs des motets de Tallis servirent de modèle à plus d’un contrafactum : Absterge Domine, par exemple, existe dans non moins de quatre adaptations anglaises, et O sacrum convivium, Salvator mundi (I), ainsi que O salutaris hostia nous sont parvenus chacun en deux adaptations. On peut penser qu’un nombre très restreint des contrafacta sur Tallis dont nous disposons ait précédé sa mort en 1585, sans la moindre preuve qu’aucun d’entre eux ait été adapté personnellement par le compositeur ni que celui-ci ait donné son accord aux adaptations. Pendant la fin du seizième et le début du dix-septième siècles, les contrafacta les plus appréciés étaient des adaptations anglaises de motets latins, apparus tout d’abord dans les diverses collections imprimées de Tallis et de son élève William Byrd. Les dix-sept contributions de Tallis à l’ouvrage pour lequel il collabora avec Byrd, Cantiones sacrae (1575), inspirèrent non moins de dix contrafacta. Huit des contrafacta de cet enregistrement sont d’ailleurs les adaptations de motets fournis par Tallis à l’édition de 1575 de Cantiones sacrae. Deux autres, O praise the Lord (O salutaris hostia) et Sing and glorify heaven’s high majesty (Spem in alium) – dérivent de motets survivant uniquement dans des sources manuscrites. Un contrafactum supposé de Tallis présente un intérêt tout particulier mais il n’est pas inclus puisqu’il demeure sujet à spéculation. Dans son ouvrage History of English Cathedral Music (1908), un historien de la musique religieuse, John S. Bumpus, déclare que l’un des premiers anthems anglais de Tallis, If ye love me, est le contrafactum d’un motet latin, Caro mea, vera est cibus, dont le texte est le verset de l’Alleluia de la messe pour la Fête-Dieu. Le texte latin (saint Jean 6, versets 55-56) est certainement d’une longueur appropriée et, pour la plupart, peut se couler de manière acceptable dans la musique qui nous est parvenue. De plus, certains éléments rythmiques de la version anglaise suggèrent qu’il aurait pu exister un texte latin original qui se serait perdu. Il faut cependant souligner deux arguments évidents à l’encontre de la théorie de Bumpus. Premièrement, la structure en ABB de cet anthem n’était pas appréciée des compositeurs précédant la Réforme, alors qu’elle est caractéristique des premières compositions sous les règnes d’Édouard et d’Élisabeth. Deuxièmement, l’écriture syllabique simple de l’arrangement, en particulier avec l’homophonie de son début, est étrangère au style de Tallis d’avant la Réforme. Pourtant, bien qu’aucune adaptation en latin de Caro mea, vera est cibus par Tallis (ni par aucun autre compositeur anglais) ne semble avoir survécu, il est peu probable que l’assertion de Bumpus ait été pure invention. Deux autres contrafacta de motets de Tallis ne survivent malheureusement que sous forme partielle et sont par conséquent exclus de cet enregistrement. Le premier est O holy Lord, and blessed Saviour, dont le début de la partie de basse survit dans un fragment manuscrit à Saint John’s College, Oxford ; c’est une adaptation de la musique de Tallis pour l’hymne O salutaris hostia. Le second, sans titre et sans incipit dans la source, est l’adaptation de l’antienne votive à six parties Gaude gloriosa Dei Mater. Des fragments de la partie de contratenor de ce contrafactum sont conservés à la Bodleian Library, Oxford (Corpus Christi College MS 566). La perte de la plupart du texte anglais est d’autant plus regrettable que Gaude gloriosa est l’une des plus considérables compositions en latin de Tallis. Wipe away my sins (Absterge Domine), décrit par John Barnard comme ‘A Prayer’ (une prière), fut très populaire pendant le dix-septième siècle. Forgive me, Lord, my sin n’a survécu lui que dans une source manuscrite du dix-septième siècle, bien que l’inclusion des paroles dans les collections de textes d’anthems publiées par James Clifford (1663, 1664 : édition révisée et augmentée) suggère qu’elles auraient pu connaître une diffusion beaucoup plus large. Deux autres contrafacta de Absterge Domine nous sont parvenus: O God, be merciful, présenté dans le Volume 9, aurait pu être adapté pour la chapelle de Peterhouse, Cambridge, puisqu’il est spécifique aux manuscrits utilisés dans la chapelle de ce Collège pendant les années 1630 ; Discomfort them, O Lord utilisé également à Peterhouse, ainsi qu’ailleurs, est inclus dans le Volume 7. Blessed are those that be undefiled met en musique le psaume 119 (versets 1-6), sur la traduction de Myles Coverdale (1535). La version anglaise est intitulée ‘Beati immaculati’ dans un recueil manuscrit de parties précédemment associé avec l’église paroissiale de Ludlow (mais qui se trouve maintenant au greffe du comté du Shropshire), suggérant que la pièce pourrait être un contrafactum. Bien qu’il ne soit pas rare que les adaptations anglaises des psaumes comportent un en-tête latin, la thèse selon laquelle l’original était en latin est certainement renforcée également par la preuve interne de l’utilisation des mots sur la musique, avec la division fréquente de notes plus longues en notes répétées plus courtes, et par sa répartition en TrSATB. Il ne nous reste aucune version latine de Beati immaculati par Tallis, bien qu’une reconstitution d’un original latin supposé soit incluse dans le Volume 3. With all our hearts and mouths et Arise, O Lord, and hear dérivent l’un et l’autre de la première musique de Tallis pour Salvator mundi. With all our hearts and mouths, dont le texte peut être utilisé pour la Fête de la Sainte Trinité, fut largement diffusé sous les règnes d’Élisabeth Ire et de Jacques Ier. L’adaptation de Arise, O Lord, and hear aurait pu être conçue pour le chœur de la cathédrale de Durham pendant les années 1620, puisqu’elle ne survit que dans des sources associées avec cet établissement. I call and cry to thee et O sacred and holy banquet constituent deux adaptations particulièrement intéressantes. I call and cry était de loin le plus populaire de tous les anthems anglais de Tallis, aussi le retrouve-t-on dans la plupart des principaux manuscrits de musique sacrée de la fin du seizième et du début du dix-septième siècles. Un arrangement du début du dix-septième pour soprano et luth nous est également parvenu. Étant donné que la version latine O sacrum convivium contient une quantité inhabituelle de répétition de notes, on considérait jusqu’à récemment la version anglaise comme l’original dont le motet latin aurait été dérivé. John Milsom a démontré, cependant, qu’aucune des deux versions ne constitue l’original, mais qu’elles dérivent toutes les deux d’une fantaisie instrumentale sans titre, beaucoup plus longue, retrouvée sous la forme de fragments d’un recueil manuscrit relié de parties appartenant à la British Library, Harleian 7578 (voir le Volume 9). O sacred and holy banquet est un contrafactum atypique dans la mesure où son texte anglais paraphrase le texte latin pour la Fête-Dieu. À la différence de la popularité de I call and cry, cette adaptation ne se trouve que dans une seule source manuscrite, Tristitiae Remedium de Thomas Myriell (British Library, Add. MSS 29372-7, datant de 1616). Les diverses contradictions entre les différentes sources manuscrites de When Jesus went into Simon the Pharisee’s house (Salvator mundi II) suggèrent que l’ouvrage fut soumis à plusieurs processus d’adaptation, et que la version exécutée ici représente un compromis pragmatique. Sa composition est celle d’un canon à l’octave entre les parties de soprano et de tenor à un intervalle de quatre mesures. Le texte, extrait de saint Luc, 7, versets 36-38, fut paraphrasé par Richard Nicholson pour son anthem de consort When Jesus sat at meat. Ce texte aurait été particulièrement approprié pour que la version anglaise de la composition de Tallis soit chantée à la Fête de sainte Marie-Madeleine (le 22 juillet), le rendant, par la même occasion, impropre à un usage général. La plupart des contrafacta ne posent pas ce problème puisque leurs adaptations portent généralement sur des thèmes de pénitence ou d’action de grâce. Blessed be thy name (Mihi autem nimis) est l’un des quatre contrafacta de Tallis imprimés dans l’anthologie de John Barnard The First Book of Selected Church Musick (1641), la seule collection de musique liturgique à avoir été publiée en Angleterre entre les années 1560 et la Guerre civile. Barnard s’était limité aux œuvres de compositeurs disparus, offrant un échantillon représentatif des pièces composées pendant les règnes d’Élisabeth Ire et de Jacques Ier dans le cadre strict du répertoire des cathédrales et des grandes églises paroissiales d’Angleterre. Les recueils de parties de Barnard étaient achetées sous la Restauration par les institutions qui souhaitaient se constituer un répertoire de base de musique liturgique pour remplacer les manuscrits perdus ou détruits pendant la Guerre civile. Il ne faut pas confondre O praise the Lord (O salutaris hostia), avec l’anthem de Tallis sur le même texte qui a survécu sous forme incomplète dans une poignée de manuscrits datant d’après la Restauration. Ce contrafactum ne nous reste que dans un seul manuscrit pour basse appartenant à un ensemble de recueils de parties étroitement associé à John Barnard, chanoine adjoint de la cathédrale Saint-Paul, bien que le travail d’adaptation du texte anglais aux quatre autres voix ne pose pas problème. Sing and glorify heaven’s high majesty est une adaptation du célèbre motet de Tallis pour huit chœurs (40 parties) Spem in alium. La version anglaise de ce véritable tour de force fut chantée à Westminster, lors de l’investiture comme prince de Galles du prince ‘Harry’ (fils aîné de Jacques Ier et Anne du Danemark) en 1610. Les occasions d’exécuter une composition de cette importance étaient certainement très rares, et le contrafactum aurait bien pu être adapté tout spécialement pour cette cérémonie. Après le décès prématuré du prince Harry, mort de la typhoïde en novembre 1612, événement commémoré par des musiques composées spécialement par plusieurs musiciens de grand renom à cette époque, l’adaptation fut exécutée à nouveau lors de l’investiture à Whitehall du frère cadet de Harry, le prince Charles, en 1616. Les détails exhaustifs des originaux en latin sur lesquels reposent ces contrafacta peuvent être consultés dans les Notes accompagnant le Volume 7 des Œuvres complètes de Tallis. John Morehen, avril 2004 [1] Lamentations of Jeremiah I Incipit lamentatio Ieremiae prophetae: Aleph. Quomodo sedet sola civitas plena populo: facta est quasi vidua domina gentium, princeps provinciarum facta est sub tributo. Beth. Plorans ploravit in nocte, et lacrimae eius in maxillis eius: non est qui consoletur eam ex omnibus caris eius: omnes amici eius spreverunt eam, et facti sunt ei inimici. Ierusalem, Ierusalem, convertere ad Dominum Deum tuum
Ainsi commencent les lamentations de Jérémie, le prophète : [2] Lamentations of Jeremiah II De lamentatione Ieremiae prophetae: Ghimel. Migravit Iuda propter afflictionem ac multitudinem servitutis, habitavit inter gentes, nec invenit requiem. Daleth. Omnes persecutores eius apprehenderunt eam inter angustias. [Viae Sion] Lugent, eo quod non sint qui veniant ad solemnitatem. Omnes portae eius destructae. Sacerdotes eius gementes, virgines eius squalidae, et ipsa oppressa amaritudine. He. Facti sunt hostes eius in capite, inimici illius locupletati sunt: quia Dominus locutus est super eam propter multitudinem iniquitatem eius: parvuli eius ducti sunt captivi ante faciem tribulantis. Ierusalem, Ierusalem, convertere ad Dominum Deum tuum. Extraits des lamentations de Jérémie, le prophète 3. Juda est exilée, soumise à l’oppression, à une dure servitude. Elle demeure chez les nations païennes sans trouver de répit. 4. Tous ses poursuivants l’ont rattrapée dans ses détroits. [Les chemins de Sion] sont en deuil, nul ne vient plus à ses fêtes. Toutes ses portes sont désertes, ses prêtres gémissent, ses vierges se désolent. Elle est dans l’amertume ! 5. Ses oppresseurs ont le dessus, ses ennemis sont heureux, car Yahvé l’a affligée pour ses nombreux crimes ; ses enfants sont partis captifs devant l’oppresseur. Jérusalem, Jérusalem, reviens dans le sein du Seigneur, ton Dieu. [3] Wipe away my sins, O Lord Wipe away my sins, O Lord, which ignorantly in my youth I have done; and give pardon to the penitent, for thou art my Lord my God. All the hope of my soul doth only rest in thee. Thou art my hope, thou art my health. My tears do testify my grief, my dolour and affliction. Be mindful O Lord God of thy goodwill, and with favour give ear unto my prayer. Then shall my heart rejoice in thee and my spirit shall serve thee for ever and ever. Amen. Efface mes péchés, Ô Seigneur, car j'étais jeune et ignorant quand je les ai commis; et pardonne au pénitent que je suis car tu es mon Dieu, ô Seigneur. Tout l'espoir de mon âme repose en toi seul. Tu es mon espoir, tu es mon salut. Mes larmes sont le témoignage de mon désespoir, de ma douleur et de mon affliction. N'oublie point Seigneur, que tu es miséricordieux, écoute ma prière avec bienveillance. Alors mon cœur jubilera en toi, et mon âme te sera vouée à jamais. Amen. [4] Forgive me, Lord, my sin Forgive me, Lord, my sin which ignorantly I have done and give pardon to the penitent for thou art my God. All the hope of my soul doth rest on thee. Thou art my rock and sure defence. My fears do terrify my grief. Be mindful O Lord God of thy goodwill. And with favour give ease o my prayer. Then shall my heart rejoice in thee and my spirit shall serve thee for ever. Amen. Ô Seigneur, efface mes errements, commis par ignorance, et pardonne-moi, pétri de repentir, car tu es mon Seigneur. Mon âme n’accorde sa confiance qu’en toi seul. Tu es mon rocher et mon salut. Mon angoisse nourrit mon affliction. N’oublie pas, Seigneur, que tu es miséricordieux. Et avec faveur, exauce ma prière. Alors mon âme te sera vouée à jamais. Amen. [5] Blessed are those that be undefiled Blessed are those that be undefiled in the way: and walk in the law of the Lord. Blessed are they that keep his testimonies: and seek him with their whole heart. For they who do no wickedness: walk in his ways. Thou hast charged us, O Lord: that we shall diligently keep thy commandments. O that our ways were made so direct: that we might keep thy statutes. So shall we not be confounded: while we have respect unto thy commandments. Glory to the Father and to the Son and to the Holy Ghost. As it was in the beginning, is now, and ever shall be, world without end. Amen. Heureux, impeccables en leur voie, ceux qui marchent dans la loi du Seigneur! Heureux, gardant son témoignage, ceux qui le cherchent de tout cœur. Ceux qui, sans commettre de mal, marchent dans ses voies ! Toi, tu promulgues tes préceptes, à observer entièrement. Puissent mes voies se fixer à observer tes volontés. Alors je n’aurai nulle honte en revoyant tous tes commandements. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, comme il est maintenant et comme il sera éternellement. Amen. [6] Arise, O Lord, and hear Arise, O Lord, and hear my voice when I call upon thee. Be thou my rock a sure defence so will I sing and praise thy name. Amen. Dresse-Toi, Seigneur, je t’appelle, écoute ma voix. Sois mon rocher, sois mon refuge et je chanterai tes louanges. Amen. [7] With all our hearts With all our hearts and mouths we confess, praise and bless thee, God the Father unbegotten, and thee the Son, only begotten, with the Holy Ghost the comforter. Holy and unseparable Trinity, to thee be glory for evermore. Amen. u fond du cœur, nos bouches proclament ton nom, nous te louons et te glorifions, Dieu le Père non engendré, et toi le Fils unique engendré par le Père, ainsi que le Saint-Esprit, le Consolateur. Sainte et indivisible Trinité, nous te rendons grâce à jamais. Amen. [8] I call and cry to thee I call and crie to thee O Lord, give ear unto my plaint. Bow down thine eyes and mark my heavy plight, and how my soul doth faint, for I have many ways offended thee. Forget my wickedness O Lord, I beseech thee. À pleine voix, je t’implore, Seigneur, écoute ma plainte. Baisse les yeux sur moi et vois ma condition désespérée, et comme mon âme défaille, car je t’ai offensé de bien des façons. Absout-moi de mes fautes, Seigneur, je t’en supplie. [9] O sacred and holy banquet O sacred and holy banket wherin Christ Jesus is received. And we recount the memory of his bitter passion. And the minde is filled with his heavenly grace. And the pledge of everlasting life is given to us. O banquet sacré et sanctifié, au cours duquel Jésus Christ nous est offert. Et nous évoquons le souvenir de Sa passion amère. Et nos esprits sont remplis de Sa grâce divine. Et la promesse de la vie éternelle nous est accordée. [10] When Jesus went into Simon the Pharisee’s house When Jesus went into Simon the Pharisee’s house and sat down at meat, behold a woman in the city who was a sinner; as soon as she knew that Jesus sat at meat in the Pharisee’s house, she brought an alabaster box of ointment and stood at his feet behind him weeping, and began to wash his feet with tears, and did wipe them with the hairs of her head, and kissed his feet and anointed them with the ointment. Quand Jésus entra dans la maison du Pharisien et se mit à table, il se trouva qu’une femme, qui dans la ville était pécheresse, ayant appris qu’il était à table dans la maison du Pharisien, avait apporté un vase de parfum. Et se plaçant par derrière, à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes ; et elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers, les oignait de parfum. [11] Blessed be thy name Blessed be thy name, O God of our fathers, which when thou art wroth showest mercy and in the time of trouble thou forgivest the sins of them that call upon thee.
Loué soit ton nom, ô Dieu de nos pères, toi qui, malgré ton courroux, te
montres miséricordieux et qui, dans les moments difficiles, pardonnes les
péchés de ceux qui ont recours à toi. [12] O praise the Lord II O praise the Lord all ye heathen, praise him all ye nations. For his merciful kindness is ever more and more towards us and the truth of the Lord endureth for ever. Louez le Seigneur, tous les peuples, fêtez-le, tous les pays ! Fort est son amour pour nous, pour toujours sa vérité. [13] Sing and glorify heaven’s high majesty Sing and glorify heaven’s high majesty. Author of this blessed harmony sound divine praises with melodious graces. This is the day, holy day, happy day, for ever give it greeting, love and joy, heart and voice meeting. Live Henry princely and mighty, Henry live in thy creation happy. Chante donc la gloire des cieux majestueux. Auteur de cette harmonie bénie, fais résonner louange divine en graces mélodieuses. Voici venu le jour, le jour béni, le jour bienheureux, à jamais baille-lui bienvenue, adoration et allégresse, coeur et voix entremêlés. Longue vie à Henry, qu’il soit princier et puissant et qu’il vive heureux au coeur de création. |
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