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Thomas
Tallis: The Complete Works
Chapelle du Roi
Ce sixième volume des Oeuvres complètes de Thomas Tallis (mort 1585), enregistré par l’ensemble Chapelle du Roi, est consacré à la musique composée pour les offices de la liturgie anglicane fixés par The booke of the common prayer, entré en vigueur le 9 juin 1549, jour de la Pentecôte, après que les deux Chambres du Parlement aient promulgué cette même année An Act for the Uniformity of service. L’adoption officielle de la langue vernaculaire dans les services du culte anglican mit fin aux quinze années de recherches expérimentales sur la liturgie et sur la musique sacrée qui avaient suivi la rupture de Henri VIII avec l’Église catholique romaine en 1544. La musique de Tallis, ainsi que les intonations et collectes qui lui sont associées (pour les matines du jour de Pâques et pour l’office du soir du quatrième dimanche de l’Avent), est présentée ici selon la séquence liturgique normale de la journée : matines, sainte communion et office du soir. Cet enregistrement se conclut par neuf harmonisations de thèmes musicaux de psaumes, contribution de Tallis au Psautier de l’archevêque Matthew Parker, publié vers 1567.
Seul un petit nombre des pièces de ce CD peuvent être
datées avec exactitude. Nous disposons de très peu de sources musicales
imprimées ou manuscrites datant du vivant de Tallis, et les deux seules
que nous savons avoir été copiées pendant le bref règne d’Édouard VI
(1547-1553), les cahiers ‘Lumley’ (British Library, Londres, Royal
Appendix Mss. 74-76) et les cahiers ‘Wanley’ (Bodleian Library, Oxford,
Mss. Mus. Sch. e. 420-422), ne comptent qu’un nombre restreint d’œuvres de
notre compositeur. Il est d’autant plus difficile de les dater étant donné
l’incertitude du critère de la différence de style entre la musique
composée pendant le règne d’Édouard et celle écrite durant la longue
période de stabilité liturgique qui suivit l’accession au trône
d’Élisabeth en 1558. Au cours de la période suivant directement l’introduction en 1549 du Prayer Book (Rituel de l’Église anglicane), la structure habituelle du choral était celle d’un chœur à quatre voix (MATB) sans solistes, facile à constituer et répondant au souhait d’économie de texture et d’authenticité d’expression. Dès le milieu de l’époque élisabéthaine, cependant, la texture chorale habituelle utilisée pour la musique sacrée anglaise incluait un cinquième type de voix, celui d’un ‘soprano’ (c’est-à-dire une voix de jeune garçon dont la tessiture est plus aiguë d’une quarte environ que celle d’un garçon ‘normal’ ou ‘mean’, ‘médian’). On sait que Tallis a écrit seulement un anthem exigeant clairement une voix de garçon soprano, O give thanks (dont il ne reste que l’accompagnement à l’orgue), mais il s’essaya de temps à autre à une structure à cinq voix en scindant les contre-ténors (MAATB) ; cette écriture se stabilisa au point de devenir la norme dès la fin du seizième siècle jusqu’à l’arrêt des services du culte pendant la Guerre civile. Une grande partie des œuvres musicales sacrées anglicanes composées pendant le règne d’Édouard et au début de l’époque élisabéthaine aurait pu être conçue pour être chantée par des voix d’homme, probablement CCTB. En effet, dans la plus grande partie du répertoire des cahiers ‘Wanley’ et ‘Lumley’ et de Certaine notes (1560-1565) de John Day, le registre est si restreint qu’il aurait été possible de le couvrir avec un chœur ‘viril’. Il est vrai que certains des anthems de Tallis (comme, par exemple, A new commandment give I unto you, Hear the voice and prayer et If ye love me) auraient pu être écrits pour des voix d’homme, mais aucune des compositions choisies pour ce CD ne semble appartenir à cette catégorie ni n’a été enregistrée avec ce type de voix. La musique du premier rite anglican qui nous est parvenue consiste essentiellement en cantiques et anthems pour les offices du matin et du soir, ainsi que de compositions pour des passages choisis dans la communion. Les cantiques chantés habituellement aux matines comprenaient Venite, Te Deum et Benedictus, et ceux de l’office du soir, Magnificat et Nunc Dimittis ; le rituel de l’Église anglicane introduisit en 1552 la possibilité de choisir certains autres cantiques aussi bien aux matines qu’à l’office du soir, bien qu’un nombre relativement restreint de compositeurs ait choisi de les mettre en musique. En novembre 1547, l’ordinaire de la messe avait été chanté en anglais à l’abbaye de Westminster pour marquer l’Ouverture du Parlement et la Convention nationale du clergé anglican, et dès le début de l’année suivante on trouvait déjà des publications de la traduction anglaise de certaines parties de l’ordinaire de la messe. Les sections généralement mises en musique étaient le Kyrie (ou ‘responses to the commandments’) et le Credo.
Le ‘Premier’ (ou ‘Bref’) Office de Tallis, assez austère,
appelé familièrement aujourd’hui l’Office ‘Dorian’, propose la totalité
des sept cantiques habituels pour les matines (Venite/Te
Deum/Benedictus), la sainte communion (Kyrie/Credo) et l’office
du soir (Magnificat/Nunc Dimittis). Il comprend aussi, comme
plusieurs autres offices anglicans de cette époque, une mélodie pour le
Sanctus et le Gloria. Le verset d’Offertoire associé par
certaines sources à cet office (Not every one that sayeth unto me)
est peut-être apocryphe, puisqu’il ne figure pas dans les sources les plus
autorisées. Il ne survit que dans une série de manuscrits utilisés aux
environs de 1630 à la chapelle de Chirk Castle, près de Wrexham. Le Dorian
Service est de nature essentiellement homophonique avec un minimum de
répétition verbale, ce qui se traduit par une concision formelle dans
laquelle le texte est énoncé clairement et sobrement. L’anthem de Tallis,
Verily, I say to you, caractérisé par sa structure principalement
harmonique et sa simplicité, est inclus ici avec l’office de la sainte
communion Tallis est l’un des premiers compositeurs à proposer une version chorale des Preces (Prières), tel ‘O Lord, open thou our lips’ et des ‘Responses after the Creed’ (Répons après le Credo), tel ‘The Lord be with you’, pour les matines et l’office du soir. Dans les sources contemporaines, ce genre de composition musicale est généralement associé à la mise en musique des Proper Psalms (psaumes prescris) pour les principales fêtes liturgiques, et l’on est en droit de supposer que le recours à la polyphonie pour ces parties de l’office était restreint à ces fêtes. Les trois psaumes chantés dans cet enregistrement sont écrits pour l’office du soir du 24e jour du mois et comprennent les deuxième, troisième et quatrième sections du Psaume 119 (la musique de Tallis pour la première partie de ce psaume nous est parvenue sous une forme trop incomplète pour permettre une reconstitution). Ce psaume devait certainement être chanté la veille de Noël, puisque Tallis composa également des mélodies similaires pour l’office du soir de Noël et pour le 26e jour du mois (sans doute conçues spécifiquement pour le 26 décembre, fête de saint Étienne). Malheureusement, ces deux mélodies sont elles aussi incomplètes. Les trois sections du Psaume 119 inclues dans cet enregistrement sont purement fonctionnelles ; elles comprennent les harmonisations de litanies du rite Sarum intégrées dans la voix de ténor.
Les sections mises en musique des matines et de la sainte
communion pour le First Service et le Festal Psalm (psaume de jour de
fête) enregistrées sur ce CD utilisent toutes l’ ‘antiphonie’, c’est-à-dire
l’exploitation acoustique de l’espace pendant l’exécution de certains
passages par les côtés opposés du chœur, Decani et Cantoris.
Cette pratique était vivement critiquée par certains commentateurs
contemporains. En 1572, un ecclésiastique londonien, John Field, faisait
remarquer que les chanteurs ‘... projettent les psaumes dans l’espace
comme des balles de tennice’, et environ une dizaine d’années plus tard,
en 1583, Robert Browne, partisan du séparatisme, observait de même que
‘leur projection de ci, de là, des psaumes et des versets est un vrai jeu
de tenisse.’). L’antiphonie avait malgré tout le mérite incontesté
d’accorder aux auditeurs un certain répit devant l’implacable homophonie
et la répétitivité fonctionnelle de la psalmodie des fêtes religieuses
élisabéthaines. Aucune des sources survivantes du First Service ou des
psaumes ‘Festal’ de Tallis ne fut cependant copiée du vivant du
compositeur, et l’antiphonie pourrait être attribuée à l’ingérence de
copistes du Le texte de Christ rising again from the dead est tiré des Anthems de Pâques, prévus pour être chantés ou déclamés aux matines du jour de Pâques, selon les Prayer Books de 1549 et de 1552. Le Prayer Book de 1549 prescrit d’utiliser les anthems juste avant les matines, dès que la congrégation est rassemblée dans l’église. Celui de 1552, en revanche, recommande de les utiliser aux matines même, à la place du Venite. Des doutes subsistent quant à l’authenticité de cette composition musicale. Elle nous est parvenue dans trois sources, qui datent toutes au moins d’une quarantaine d’années après la mort de Tallis. La première est anonyme et la deuxième, avec plus de vraisemblance, lui donne comme auteur William Byrd. Seul un recueil de pièces pour orgue datant d’après la Restauration, conservé à Berkeley, Californie, attribue cette pièce à Tallis. Ni l’un ni l’autre de ces Prayer Books ne fait allusion expressément au chant des anthems, bien qu’il ait certainement joué un rôle important dans les premiers services anglicans, puisque l’on trouve des anthems dans l’un et l’autre cahiers ‘Lumley’ et ‘Wanley’. Ce n’est pas avant 1559, dans les Royal Injunctions, que la reine Élisabeth stipula que, à l’office du matin ou du soir, ‘... pour le réconfort de ceux qui prennent plaisir à la musique ... on pourra chanter un hymne, ou un chant de cette nature, à la gloire du Tout-Puissant, dans la meilleure sorte de mélodie et de musique que l’on puisse commodément concevoir, en respectant le fait que le texte (le sens) de l’hymne puisse être compris et perçu comme tel.’ C’est dans le Prayer Book de 1662 qu’est reconnue officiellement pour la première fois la place de l’anthem immédiatement après la troisième collecte aux matines et à l’office du soir, dans la célèbre rubrique prescrivant : ‘Dans les Chœurs et Places où ils chantent, ici l’Anthem trouve sa place.’ Tallis appartient à ce petit groupe de compositeurs identifiables (dont Robert White, John Sheppard et Christopher Tye) qui produisirent certains des tout premiers anthems anglais. La plupart d’entre eux avaient appris leur art à l’époque où le rite latin était en vigueur. Ils pouvaient tous ressentir une certaine appréhension devant la tâche d’écrire dans la langue vernaculaire une musique qui respecte l’esprit des Lincoln Cathedral Injonctions (1548), c’est-à-dire, en affectant ‘... une note simple et distincte à chaque syllabe’. Il n’est donc guère surprenant que la qualité de la musique d’église composée en anglais par certains de ces musiciens soit loin de valoir ce qu’ils avaient écrit pour la liturgie précédant la Réforme. Bien que l’on attribue à Tallis jusqu’à quarante anthems, cette quantité donne une idée fausse de sa véritable production, puisqu’une grande partie consiste en contrafacta de compositions en latin. Si l’on écarte les contrafacta, les compositions libres à caractère sacré (ou spirituel) pour usage domestique, et les œuvres incomplètes ou attribuées à tort, on trouve un noyau irréductible de quelque douze morceaux. L’inclusion des textes de plusieurs d’entre eux dans l’ouvrage de James Clifford, The Divine Services et Anthems (1663/1664), suggère qu’ils conservèrent leur popularité à la Restauration. Il plane un certain doute sur la paternité de Tallis pour Out from the deep. Il ne reste que des sources du dix-septième siècle pour ce morceau et celles-ci l’attribuent parfois à William Parsons (floruit 1545-1563). Les paroles sont tirées d’une version versifiée, par ailleurs inconnue, du psaume 130. En commun avec O Lord, give thy Holy Spirit, et Purge me, O Lord, il est moulé dans la structure populaire ABB (c’est-à-dire deux parties, dont la seconde est répétée) privilégiée par un grand nombre de compositeurs d’anthems sous le règne d’Édouard et au début de celui d’Élisabeth. O Lord, give thy Holy Spirit, qui met en musique avec une fluidité remarquable un texte tiré des Prayers (1566) de Lidley, se caractérise par un recours moins strict à la répétition textuelle que dans beaucoup d’autres anthems de Tallis. Son schéma formel est lui aussi de type ABB, bien que dans plusieurs morceaux de cette période (comme O Lord, in thee is all my trust, de Tallis) la répétition de la section B n’apparaisse pas dans toutes les sources. Purge me, O Lord, également de structure ABB, met en musique un texte pénitentiel versifié non identifié. On le trouve également sous forme de chant polyphonique avec les paroles profanes ‘Fond youth is a bubble’, ce qui en fait un exemple relativement rare d’une composition de cette époque ayant survécu avec un texte religieux et un texte séculier, tous deux en anglais. Il est évident d’après l’ordre des mots que la version sacrée proposée ici est la plus ancienne des deux, même si Paul Doe a suggéré que la version séculaire pourrait dater du règne de Henri VIII. Remember not, O Lord God, met en musique un texte extrait de The King’s Primer (1545), basé sur les versets du Psaume 79. Il doit s’agir d’un des premiers anthems de Tallis, puisqu’il a survécu en deux versions, dont la plus ancienne et la plus courte (dans les cahiers ‘Lumley’) date de 1547 environ. La version enregistrée ici est la plus récente des deux survivantes, et elle remonte probablement aux environs de 1560. Elle est remarquable pour ses cadences plus recherchées et parce qu’elle recourt plus fréquemment à la répétition. O Lord, in thee is all my trust, figure dans l’ouvrage de John Day, Certaine notes set forthe in foure and three partes ... (1560/5), la seule collection de musique religieuse anglaise à avoir été publiée du vivant de Tallis. Bien que le livre de Day mentionne la date de 1560, il ne semble pas avoir été publié avant 1565, où il parut sous le titre Mornyng and Evenyng prayer and Communion, set forth in foure partes. L’anthologie de Day offrait une musique simple satisfaisant aux prescriptions élémentaires du rituel pour les trois principaux offices du rite anglican.
Vers 1567, l’imprimeur de musique élisabéthaine John Day
fit paraître The whole psalter translated into English metre, qui
contenait la traduction versifiée des psaumes établie par Matthew Parker,
premier archevêque anglican de Canterbury (1559-1575). Les cinq morceaux
représentant la contribution de Tallis ont peu de chance d’avoir été
conçus pour un office liturgique, car ces arrangements étaient
généralement considérés comme étant plus appropriés aux dévotions
domestiques. Par leur style, les compositions de Tallis rappellent les
harmonisations que son contemporain Christopher Tye avait produites dans
ses Actes of the Apostles (1553). À la différence des musiques de
Tye, celles de Tallis évitent pratiquement toute suggestion d’imitation,
de mélisme ou de préciosité harmonique. Tallis mit en musique les psaumes
1, 68, 2, 95, 42, 5, 52 et 67, auxquels il ajouta une musique pour Come,
Holy Ghost (‘Ordinal de Tallis’), qui aurait pu être chantée aux rites
d’ordination. Les compositions de Tallis sont précédées de la description
par Parker des caractéristiques des huit chants du compositeur : Par manque de place, la musique de Tallis pour la version anglaise du Litany figurera dans un prochain volume de cette collection. Elle n’est pas liturgique à strictement parler, mais elle vaut bien de figurer dans une analyse des compositions de Tallis pour le rituel anglican. Écrite par Thomas Cranmer, archevêque de Canterbury à partir de 1532-1553, cette litanie était conçue pour les processions des fêtes religieuses. Elle fut autorisée en 1544, ce qui en fait une des toute premières parties du rituel anglican à avoir obtenu l’approbation officielle. La musique de Tallis incorpore les mélodies de 1544 dans la voix la plus haute. Outre la version pour cinq voix de cet enregistrement, une adaptation pour quatre voix, où les deux parties écrites à l’origine par Tallis pour contre-ténor sont fusionnées en une seule voix, servait déjà couramment dans la Chapelle de Peterhouse, Cambridge, et dans la cathédrale de Durham, dès les années 1630. John Morehen, février 2003 [1] Christ rising again from the dead Christ rising again from the dead now dieth not. Death from henceforth hath no power upon him. For in that he died, he died but once to put away sin; but in that he liveth, he liveth unto God. And so likewise, count yourselves dead unto sin, but living unto God in Christ Jesus our Lord.
Christ is risen again, the first fruit of them that sleep. For as by Adam all men do die, so by Christ all men shall be restored to life. Alleluia.
Ressuscité des morts, le Christ ne meurt plus. Car en mourant, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; vivant, c’est pour Dieu qu’il vit. De même, vous aussi, considérez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu, en Jésus le Christ, notre Seigneur.
Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui sont morts. Car si
par l’homme est advenue la mort, Car de même que tous les hommes meurent en Adam, de même, en Christ, tous recevrons la vie. Alléluia. [2 & 12] Preces
V. O Lord, open thou our lips.
V. Seigneur, ouvre nos lèvres. [3] Venite
O come let us sing unto the Lord; let us heartily rejoice in the
strength of our salvation.
Venez, chantons à l’Éternel ; jetons des cris de réjouissance au rocher de
notre salut. [4] Te Deum
We praise thee, O God: we ‘knowledge thee to be
Nous te louons O Dieu : nous te reconnaissons comme le Seigneur; toute la
terre t’adore, toi, le Père éternel ; vers toi les anges crient : les
cieux et toutes les puissances des cieux. [5] Benedictus
Blessed be the Lord God of Israel; for he hath visited and redeemed his
people;
Béni soit le Seigneur Dieu d’Israël ; car il est venu, et il a racheté son
peuple : [6] Responses and Collects for Easter Matins
V. The Lord be with you.
Almighty God, which through thine only begotten son Jesus Christ hast
overcome death, and opened unto us the gate of everlasting life: we humbly
beseech thee, that as by thy special grace, preventing us, thou dost put
in our minds good desires; so by thy continual help, we may bring the same
to good effect, through Jesus Christ our Lord: O God, which art the author of peace, and lover of concord, in knowledge of whom standeth our eternal life, whose service is perfect freedom: defend us, thy humble servants, in all assaults of our enemies, that we, surely trusting in thy defence, may not fear the power of any adversaries: through the might of Jesus Christ our Lord. Amen.
O Lord, our heavenly Father, almighty and ever living God, which hast
safely brought us to the beginning of this day: defend us in the same with
thy mighty power; and grant that this day we fall into no sin, neither run
into any kind of danger, but that all our doings may be ordered by thy
governance, to do always that is righteous in thy sight:
V. Le Seigneur soit avec vous.
Dieu le Père tout-puissant, qui, par ton Fils unique,
O Dieu qui es l’auteur de la paix et qui aimes la concorde, en la
connaissance duquel consiste notre Seigneur, notre Père céleste, Dieu tout puissant et éternel, toi qui nous as fait arriver heureusement au commencement de ce jour : conserve-nous pendant sa durée par ta puissance, et nous fait la grâce qu’aujourd’hui nous ne tombions dans aucun péché et ne courrions aucun danger ; mais dirige et conduis de telle manière toutes nos actions que nous ne fassions rien qui ne soit juste et droit en ta présence : par Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen. [7] Commandments
1. God spake these words, and said; I am the Lord thy God: thou shalt
have none other gods but me.
2. Thou shalt not make to thyself any graven image, nor the likeness of
any thing that is in heaven above, or in the earth beneath, or in the
water under the earth. Thou shalt not bow down to them, nor worship them:
for I the Lord thy God am a jealous God, and visit the sins of the fathers
upon the children unto the third and fourth generation of them that hate
me, and shew mercy unto thousands of them that love me and keep my
commandments.
3. Thou shalt not take the name of the Lord thy God in vain: for the
Lord will not hold him guiltless that taketh his name in vain.
4. Remember that thou keep holy the sabbath day. Six days shalt thou
labour and do all that thou hast to do, but the seventh day is the sabbath
of the Lord thy God. In it thou shalt do no manner of work, thou and thy
son and thy daughter, thy man servant, and thy maid-servant, thy cattle,
and the stranger that is within thy gates: for in six days the Lord made
heaven and earth, the sea, and all that in them is, and rested the seventh
day. Wherefore the Lord blessed the seventh day, and hallowed it.
5. Honour thy father and thy mother, that thy days may be long in the
land which the Lord thy God giveth thee.
6. Thou shalt do no murder.
7. Thou shalt not commit adultery.
8. Thou shalt not steal.
9. Thou shalt not bear false witness against thy neighbour.
10. Thou shalt not covet thy neighbour’s house. Thou shalt not covet
thy neighbour’s wife, nor his servant, nor his maid, nor his ox, nor his
ass, nor any thing that is his.
1. Dieu prononça ces paroles, déclarant : je suis l’Éternel, ton Dieu : tu
n’auras point d’autres dieux que moi.
2. Tu ne feras point d’image taillée, ni aucune ressemblance des choses
qui sont là-haut dans le
3. Tu ne diras point en vain le nom de l’Éternel, ton Dieu ; car l’Éternel
ne tiendra point pour innocent celui qui aura dit son nom en vain.
4. Tu te souviendras du jour de repos pour le sanctifier. Tu travailleras
six jours et tu feras toute ton œuvre, mais le septième jour est le repos
de l’Éternel, ton Dieu. En ce jour tu ne feras aucune œuvre, ni toi, ni
ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton troupeau,
ni l’étranger qui est dans tes portes : car en six jours l’Éternel a créé
le ciel et la terre, et la mer, et tout ce qui est en eux, et il s’est
reposé le septième jour. C’est pourquoi l’Éternel a fait du septième jour
un mémorial, et l’a sanctifié.
5. Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés sur la
terre que l’Éternel, ton Dieu
6. Tu ne tueras point.
7. Tu ne commettras point d’adultère.
8. Tu ne voleras point.
9. Tu ne porteras point de faux témoignage contre
10. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain. Tu ne convoiteras
point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son
bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui soit à ton prochain. [8] Credo
I believe in one God the Father almighty, maker of heaven and earth,
and of all things visible and invisible: And I believe in the Holy Ghost, the Lord and giver of life, who proceedeth from the Father and the Son, who with the Father and the Son together is worshipped and glorified; who spake by the prophets. And I believe one holy Catholic and Apostolic church; I acknowledge one baptism for the remission of sins: and I look for the resurrection of the dead, and the life of the world to come. Amen.
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la
terre, de l’univers visible et invisible. Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais
un seul baptême pour le pardon des péchés. [9] Offertory sentence Not every one that saith unto me Lord, Lord, shall enter into the kingdom of heaven, but he that doeth the will of my Father which is in heaven. Ceux qui me disent Seigneur, Seigneur, n’entreront pas tous au royaume des cieux, mais celui-là seulement qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. [10] Sanctus Holy, holy, holy, Lord God of hosts, heaven and earth are full of thy glory: glory be to thee, O Lord most high. Saint, Saint, Saint Seigneur Dieu des hôtes. Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux. [11] Gloria
Glory be to God on high, and on earth peace, goodwill towards men. We
praise thee, we bless thee, we worship thee, we glorify thee, we give
thanks to thee for thy great glory, O Lord God, heavenly King, God the
Father almighty.
Gloire à Dieu dans le ciel, et paix sur la terre, aux hommes de bonne
volonté. [13] Wherewithal shall a young man
Wherewithal shall a young man cleanse his way? Even by ruling himself
after thy word.
Par quel moyen le jeune homme rendra-t-il pure sa voie? Ce sera en y
prenant garde selon ta parole. [14] O do well unto thy servant
O do well unto thy servant; that I may live, and keep thy word.
Fais ce bien à ton serviteur ; que je vive et garde ta parole. [15] My soul cleaveth to the dust
My soul cleaveth to the dust; O quicken thou me according to thy word.
Mon âme est attachée à la poussière ; Seigneur, [16] Magnificat
My soul doth magnify the Lord; and my spirit hath rejoiced in God my
Saviour.
Mon âme magnifie le Seigneur: [17] Nunc dimittis
Lord, now lettest thou thy servant depart in peace: according to thy
word.
Seigneur, permets maintenant à moi qui suis ta servante de partir en paix
: conformément à ce que tu as dit. [18] Responses and collects for Christmas Eve evensong
O Lord, raise up (we pray thee) thy power, and come among us, and with
great might succour us; O God, from whom all holy desires, all good counsels, and all just works do proceed; give unto thy servants that peace, which the world cannot give; that both our hearts may be set to obey thy commandments, and also that by thee we being defended from the fear of our enemies, may pass our time in rest and quietness: through the merits of Jesus Christ our Saviour. Amen. Lighten our darkness, we beseech thee, O Lord, and by thy great mercy, defend us from all perils and dangers of this night, for the love of thy only Son, our Saviour, Jesus Christ. Amen. Les répons comme morceau 6
O Dieu, nous te supplions de déployer ta puissance et de venir à notre
secours, afin que nous, qui sommes justement châtiés pour nos offenses,
puissions être délivrés par ta miséricorde, par les mérites de ton Fils,
notre Seigneur ; que lui soient rendus, ainsi qu’à toi et à l’Esprit
Saint, gloire et honneur, éternellement. O Dieu, qui nous fait désirer ce qui est saint, choisir ce qui est juste et accomplir ce qui est bon, donne à tes serviteurs la paix que le monde ne peut donner ; afin que nos cœurs s’attachent à tes commandements, et que, délivrés par toi de la crainte de nos ennemis, nous puissions vivre dans le calme et la quiétude : par les mérites de Jésus le Christ, notre Sauveur. Amen. Illumine nos ténèbres, nous t’en supplions, O Seigneur, et dans ta miséricorde infinie, garantis-nous cette nuit de tous les dangers et de tous les accidents, pour l’amour de Ton Fils unique, Jésus le Christ, notre Sauveur. Amen. [19] O Lord, give thy Holy Spirit O Lord, give thy Holy Spirit into our hearts, and lighten our understanding, that we may dwell in the fear of thy name all the days of our life, that we may know thee the only true God, Jesus Christ whom thou hast sent. Seigneur, envoie ton Esprit Saint dans nos cœurs, et éclaire notre entendement, pour que nous puissions passer dans la crainte de ton nom tous les jours de notre vie, que nous reconnaissions seulement le vrai Dieu, Jésus le Christ, que tu nous as envoyé. [20] Purge me, O Lord
Purge me, O Lord, from all my sin,
Purifie-moi, O Seigneur, de tous mes péchés, [21] Verily, verily I say unto you
Verily, verily, I say unto you: except ye eat the flesh of the Son of
man, and drink his blood ye have no life in you.
En vérité, en vérité, je vous le dis: si vous ne mangez la chair du Fils
de l’homme et si vous ne buvez son sang, vous n’aurez point la vie en
vous-mêmes. [22] Remember not, O Lord God
Remember not, O Lord God, our old iniquities,
Ne garde point en mémoire, O Seigneur Dieu, nos iniquités passées, mais
laisse ta clémence nous
Nous sommes ton peuple, et les brebis de ton pâturage. [23] O Lord, in thee is all my trust
O Lord, in thee is all my trust.
No, no, not so! Thy will is bent
Haste now, O Lord, haste now, I say,
Seigneur, en toi repose toute mon espérance.
Non pas ! Ta volonté s’applique
Hâte-toi, Seigneur, hâte-toi, dis-je, [24] Out from the deep
Out from the deep I call to thee, O Lord hear my invocation.
Des profondeurs, je crie vers Toi, Seigneur, écoute mon appel.
Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel. Tunes for Archbishop Parker’s Psalter: [25] Man blest no doubt
Man blest no doubt who walk’th not out in wicked men’s affairs,
Bienheureux l’homme qui ne marche point selon le conseil des méchants, [26] Let God arise in majesty
Let God arise in majesty and scatter’d be his foes.
Que Dieu se lève en majesté, et ses ennemis seront dispersés aux quatre
vents. [27] Why fum’th in fight
Why fum’th in fight the gentiles spite, in fury raging stout?
Pourquoi les nations frémissent-elles ? Et pourquoi les peuples
forgent-ils des chimères ? [28] O come in one to praise the Lord
O come in one to praise the Lord and him recount our stay and health.
Venez, crions de joie pour l’Éternel, [29] E’en like the hunted hind
E’en like the hunted hind the waterbrooks desire, e’en thus my soul,
that fainting is, to thee would fain aspire.
Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, [30] Expend, O Lord, my plaint
Expend, O Lord, my plaint of word in grief that I
Seigneur, prête l’oreille à mes paroles, écoute ma plainte ! [31] Why brag’st in malice high
Why brag’st in malice high, O thou in mischief stout?
Pourquoi te prévaloir du mal, homme méchant? [32] God grant with grace
God grant with grace, he us embrace,
Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, [33] Ordinal
Come Holy Ghost, eternal God,
Descends, Esprit Saint, Dieu éternel,
Que vienne l’Esprit Saint, Dieu éternel, |
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