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Music for Charles V Chapelle du Roi
L'an 2000 fut marqué par le millénaire, mais aussi par le 500e anniversaire de la naissance de l'un des plus remarquables dirigeants européens, Charles Quint (1500–1558). Élu à la tête du Saint Empire en 1519, héritier du duché de Bourgogne et de la couronne espagnole, Charles Quint était le fils de Philippe Le Bel et de Jeanne la Folle, et le petit-fils du grand empereur Maximilien 1er. À l’âge de vingt ans, il avait hérité de ses proches de tant de terres et de royaumes que, dès 1520, il était sans aucun doute l'homme le plus puissant d'Europe. Il souhaitait régner sur un empire catholique universel, mais pendant l’exercice de son pouvoir il dut affronter trois problèmes majeurs : la Réforme protestante en Allemagne, sa rivalité, en particulier pour la suprématie en Italie, avec le roi de France François 1er, et enfin, l'expansion ottomane. Dès son accession au duché de Bourgogne en 1515, Charles suivit le modèle de la célèbre chapelle bourguignonne de ses ancêtres pour son propre établissement musical, s'assurant les services des principaux compositeurs de l'époque. Le plus réputé d’entre eux est sans doute Nicolas Gombert, qui resta à la chapelle jusque vers 1538, mais ses successeurs commencent à être appréciés à leur juste valeur pour leur musique ainsi que par les musicologues. Le plus important d'entre eux, Thomas Crecquillon, fut maître de la chapelle impériale de 1540 jusque vers 1545, où il devint compositeur de la cour. Étroitement associé à l'ordre de la Toison d'or, source de la tradition de « L'Homme armé », Charles Quint était réputé pour avoir l'oreille musicale et il a survécu un grand nombre de compositions musicales dont nous lui sommes directement redevables, ainsi qu’à son mécénat. La sélection musicale présentée sur ce CD couvre la totalité de la vie et du règne de l'empereur, depuis son adolescence jusqu'à sa mort en 1558. L'ordre de la Toison d'or L'ordre de chevalerie de la Toison d'or, institué en 1430 par Philippe le Bon, se réunissait périodiquement pour célébrer ses cérémonies et introniser de nouveaux membres. Il semble que l'ordre passait commande de musique dont les morceaux les plus connus reposent sur le motif de L'Homme armé. L'origine de ce thème est baignée d'incertitude : il est difficile de savoir s'il a vu le jour séparément ou s'il a été composé comme partie de tenor d'une chanson. Son auteur, comme l'a suggéré Pietro Aaron en 1523, pourrait être Anthoine Busnoys (v.1430–1492) qui composa l'une des premières messes à s'en inspirer ; sinon, il nous faut peut-être considérer cette œuvre comme anonyme. Le thème manifestement militaire témoigne de la grande inquiétude de Charles Quint (et de l’Occident en général) envers la menace turque après la chute de Constantinople. L'idée que l'Église du Christ doive s'armer contre l'ennemi remonte aux Croisades, et il est facile de comprendre la tentation, aux 15e et 16e siècles, de célébrer le culte divin avec une musique métaphoriquement « armée », essentiellement des chants guerriers sacrés. Sur le plan musical, il est également évident que l'Homme armé, avec sa ligne mélodique fluide et ses pulsations rythmiques intéressantes, constitue une source parfaite pour un cantus firmus ou un modèle d’adaptation. Un grand nombre des principaux compositeurs de la Renaissance écrivirent des messes reposant sur L’Homme armé ; il s'agissait manifestement d'un rite de passage important pour se forger une réputation. Le mariage impérial La messe à quatre voix, Missa L’homme armé, du grand compositeur espagnol Cristóbal de Morales (né, comme Charles Quint, en 1500, et mort en 1553), est d'origine incertaine. Sa structure ouvragée et certaines caractéristiques de style laissent supposer qu'il s'agit d'une œuvre de jeunesse. Alison McFarland, spécialiste de Morales, a suggéré que l'ouvrage aurait pu être composé pour être offert en cadeau de mariage par Charles Quint à son épouse Isabelle du Portugal. Si telle était l'intention de Morales, elle fut contrariée par les circonstances entourant la cérémonie. Le mariage de Charles et d’Isabelle fut célébré à Séville le samedi 10 mars 1526, soit pendant la quatrième semaine de carême! Il était normalement interdit de se marier au cours d’un temps de pénitence et il semble que le chef du Saint Empire n'obtint cette dérogation qu'en acceptant que la cérémonie commence à une heure du matin et en restreignant la musique d’accompagnement à du plain-chant. Pendant tous les mouvements de cette messe, la mélodie de L'Homme armé domine, utilisée comme motif premier et parfois même comme cantus firmus. Morales joue d'une grande diversité de textures, en réduisant le nombre de voix à trois pour certains passages et en l’accroissant, dans la supplique finale de l'Agnus dei, à un somptueux six voix. La polyphonie de Morales est entourée de quatre variations en plain-chant du propre de la fête de la Sainte Trinité, qui auraient servi si le mariage avait été célébré durant une période conventionnelle de l'année liturgique. En 1519, alors qu'il se rendait à Barcelone, Charles apprit la mort de son grand-père Maximilien d'Autriche. En l'espace de quelques jours seulement, il organisa les obsèques de Maximilien ainsi qu’une réunion des membres de la Toison d'or. Certains éléments suggèrent qu'une partie du célèbre manuscrit Barcelona M454 fut copiée pour cette occasion ; ce riche répertoire musical dû à des compositeurs de diverses nationalités était dominé par les Flamands, qui rédigèrent un grand nombre de versions de la messe de L'Homme armé. Le plus illustre est certainement Josquin des Prés ; il proposa une musique extraordinaire à quatre voix sur un texte d'Ave Maria. Josquin démontre son habileté suprême à dominer les textures vocales : deux sections à deux voix alternent entre les lignes haute et basse, mais il parvient malgré cette économie de moyens à créer une texture chatoyante. Charles Quint, élu à Barcelone pour succéder à son grand-père à la tête du Saint Empire, repartit pour l'Allemagne en 1520. La plus grande partie du règne de Charles Quint fut consacrée à combattre le reste de l'Europe et en particulier François Ier pour le contrôle de l'Italie. Bien que la trêve de 1538 avec le roi de France se soit révélée seulement de courte durée, elle donna lieu à de grandes célébrations. Morales était au service du pape Paul III, et sur la demande de celui-ci, il écrivit Jubilate Deo, un motet grandiose à six voix. Le compositeur avait utilisé un canon dans la partie de tenor et, malgré la spécificité du texte, le motet demeura populaire jusqu'à la fin du siècle, apparaissant dans deux éditions au moins. L’ouvrage était certainement en circulation lorsqu’un autre compositeur espagnol, Tomás Victoria, s’inspira pour sa messe Missa Gaudeamus de la musique de Morales qu’il avait trouvée lors d’un séjour ultérieur à Rome. L’abondance de musique dans les cours royales du 16e siècle n'était pas simplement affaire de goût personnel, mais permettait de démontrer publiquement le rôle même de la royauté. Il n'est donc pas surprenant que la musique composée pour les chefs d'État ait souvent mêlé divin et séculier. Étant donné la grande qualité du corpus musical de Thomas Crecquillon qui nous est parvenu, ce compositeur de la cour de Charles Quint est injustement sous-estimé de nos jours ; il a souffert, qui plus est, de l'attribution erronée de certaines de ses œuvres à d'autres, tels Morales et Clemens non Papa. Charles Quint appréciait cependant particulièrement la musique de Crecquillon, qu’il avait surnommé « le plus authentique Orphée de notre époque. » Une autre importante assemblée de l'ordre de la Toison d'or, organisée à Utrecht au tout début de l’an 1546, réunit, entre autres, le roi de France, François Ier, et le roi d'Angleterre, Henri VIII. Les relations de cet évènement suggèrent à quel point il dût être fastueux, avec des offices cérémonieux et des banquets plantureux. Il semble certain que le splendide motet à huit parties Andreas Christi famulus, dédié au saint patron de l'ordre, ait été écrit pour cette circonstance. Le règne de Charles Quint touchait à sa fin dans les années 1550, mais le jeune compositeur Roland de Lassus était à l'orée de sa carrière et désireux d'avancement. Lassus espérait évidemment être admis parmi le prestigieux chœur flamand de l’empereur, Capilla Flamenca, grâce à son motet séculaire et « politique » Heroum Soboles, qu'il dédia directement à Charles Quint. Le compositeur n'atteignit malheureusement pas son objectif ; il avait cependant envoyé son motet à Granvelle, ministre de Charles et évêque d'Arras (qui devint par la suite archevêque des Malines) qui l’inclut dans sa première collection Il primo libro de motetti ; Lassus parvint ainsi à s'assurer un poste à la cour du duc Albert de Bavière, établissement musical tout aussi prestigieux. L'abdication de Charles Quint et son départ en retraite « officielle » en 1556 ne furent en aucun cas des occasions de glorification. L’Empereur n’avait manifestement pas réussi à ramener les Protestants dans le giron de l'Église catholique romaine et, en divisant son empire entre ses fils Philippe et Ferdinand, il avait également échoué à édifier une Europe unifiée et catholique. Si les deux dernières années de la vie de Charles Quint, passées loin du monde, furent assombries par ces considérations, on est en droit d’imaginer qu’il ait accueilli la mort avec un certain soulagement. Ses obsèques furent observées dans tout l'Empire, et Don Fernando de las Infantas, courtisan de Philippe II d'Espagne, mit en musique Parce Mihi Domine, le texte le plus connu des matines pro defunctis. aucun cas des occasions de glorification. L’Empereur avait manifestement échoué à ramener les Protestants dans le giron de l'Église catholique romaine et, en divisant son pire entre ses fils Philippe et Ferdinand, Alistair Dixon [1] Cantus L’homme armé L'homme armé doibt on doubter On a fait partout crier Que chascun se viegne armer D'un haubregon de fer. Der gewappnete Mann sollte gefürchtet werden. In allen Landen wurde verkündigt, Dass sich jeder Mann wappnen soll Mit einem eisernen Panzerhemd. Messe L’homme armé und hochzeitliche Psalmengesänge [2] Introitus: Benedicta sit sancta Benedicta sit sancta trinitas atque indivisa unitas: confitebimur ei: quia fecit nobiscum misericordiam suam. Benedicamus patrem et filium cum sancto spiritu: laudemus et super exaltemus eum in secula. Gloria patri et filio et spiritui sancto: sicut erat in principio et nunc et semper: et in saecula saeculorum. Amen. Gesegnet sei die Heilige Dreifaltigkeit und Dreieinigkeit. Gelobt sei der Herr, denn er hat sich unser erbarmt. Gesegnet sei der Vater und der Sohn und der Heilige Geist. Wir loben und preisen Gott im Himmel. Ehre sei dem Vater und dem Sohn und dem Heiligen Geist. Wie es war am Anfang, jetzt und immerdar, und von Ewigkeit zu Ewigkeit. Amen. [3] Kyrie Kyrie eleison. Herr, erbarme dich unser, [4] Gloria Gloria in excelsis Deo, et in terra pax hominibus bonae voluntatis. Laudamus te. Benedicimus te. Adoramus te. Glorificamus te. Gratias agimus tibi propter magnam gloriam tuam. Domine Deus, Rex coelestis, Deus Pater omnipotens. Domine Fili unigenite, Jesu Christe, Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris, Qui tollis peccata mundi miserere nobis. Qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram. Qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis. Quoniam tu solus Sanctus, Tu solus Dominus, Tu solus Altissimus, Jesu Christe, Cum Sancto Spiritu, in gloria Dei Patris. Amen. Ehre sei Gott in der Höhe! Und Friede auf Erden den Menschen, die guten Willens sind. Wir loben dich, wir preisen dich, wir beten dich an, wir verherrlichen Dich! Wir danken dir ob deiner großen Herrlichkeit. Herr Gott, König des Himmels, Gott, allmächtiger Vater. Eingeborener Sohn Jesus Christus, Herr Gott, Lamm Gottes, Sohn des Vaters. Der du trägst die Sünden der Welt, erbarme dich unser. Der du trägst die Sünden der Welt, höre unser Flehen. Der du sitzest zur Rechten des Vaters, erbarme dich unser. Denn du allein bist heilig, du allein bist der Herr, du allein der Allerhöchste, Jesus Christus; mit dem Heiligen Geiste in der Herrlichkeit des Vaters. Amen. [5] Credo Credo in unum deum, patrem omnipotentem, factorem celi et terre, visibilium omnium et invisibilium. Et in unum dominum Jesum Christum, filium dei unigenitum: et ex patre natum ante omnia secula. Deum de deo, lumen de lumine, deum verum de deo vero. Genitum, non factum, consubstantialem patri per quem omnia facta sunt. Qui propter nos homine et propter nostram salutem descendit de celis. Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine: et homo factus est. Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato. Passus, et sepultus est. Et resurrexit tertia die, secundum scripturas, et ascendit in celum, sedet ad dexteram patris. Et exspecto resurrectionem mortuorum et vitam venturi seculi. Amen. Ich glaube an den einen Gott, den allmächtigen Vater, Schöpfer des Himmels und der Erde, alles Sichtbaren und Unsichtbaren. Und an den einen Herrn, Jesus Christus, den eingeborenen Sohn Gottes und aus dem Vater geboren vor aller Zeit. Gott von Gott, Licht aus dem Licht, wahrer Gott vom wahren Gott; gezeugt, nicht geschaffen, eines Wesens mit dem Vater, durch den alles geschaffen wurde. Der für uns Menschen und unseres Heiles willen vom Himmel herabstieg. Der durch den Heiligen Geist aus Maria der Jungfrau Fleisch angenommen hat; und der Mensch geworden ist. Der gekreuzigt wurde für uns unter Pontius Pilatus, der starb und begraben wurde. Und auferstanden ist am dritten Tag gemäß der Schrift. Der aufgefahren ist in den Himmel und sitzest zur Rechten des Vaters. Und ich erwarte die Auferstehung der Toten und ein ewiges Leben. Amen. [6] Alleluia: Qualis pater Alleluia. Qualis pater: talis filius: talis est spiritus sanctus. Halleluja. Wie dem Vater, so dem Sohn und dem Heiligen Geist. [7] Offertory: Benedictus sit Deus Benedictus sit deus pater unigenitusque dei filius sanctus quoque spiritus: quia fecit nobiscum misericordiam suam. Gesegnet sei Gott der Vater und sein eingeborener Sohn und der Heilige Geist, denn er hat uns seine Gnade erwiesen. [8] Sanctus Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus sabaoth. Pleni sunt celi et terra gloria tua. Hosanna in excelsis. Heilig, heilig, heilig, Herr, Gott der Heerscharen. Himmel und Erde sind erfüllt von Deiner Herrlichkeit. Hosanna in der Höhe! [9] Benedictus Benedictus qui venit in nomine Domini. Hosanna in excelsis. Gebenedeit sei, der da kommt im Namen des Herrn. Hosanna in der Höhe! [10] Agnus Dei Agnus Dei, qui tollis peccata mundi: miserere nobis. Lamm Gottes, das du trägst die Sünden der Welt, erbarme dich unser.
[11] Communion: Benedicimus Deum Benedicimus deum caeli, et coram omnibus viventibus confitebimur ei: quia fecit nobiscum misericordiam suam. Wir segnen Gott im Himmel und preisen ihn angesichts alles Lebendigen, denn er hat uns seine Gnade erweisen. [12] Ave Maria Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum Virgo serena. Gegrüßt seist du, Maria, voll der Gnade. Der Herr ist mit dir, O milde
Jungfrau. [13] Qui colis Ausoniam Qui colis Ausoniam glebae felicis arator Qua Bacchi et Cereris munera sponte fluunt Qui toties fatis gemuisti pressus iniquis Orbe alio assidue dum novus hostis adest Pone aras accende focos pia thura cremato Gaudia vox lytui cornua sistra sonent Perpetuum Clemens foedus cum Caesare pacis Sanciit ut fessae ferret opem patriae Bifrontisque deam Iani conclusit in aede Tranquillo aeternum regnet ut haec Latio Quam Caroli sanctique Patris concordia corda Quam bene nunc gemino tutus es imperio. Du, der du in Italien lebst und den fruchtbaren Boden bestellst, Wo die Gaben von Bacchus und Ceres von selber fließen, Du, der du so oft vom ungerechten Schicksal geknechtet wurdest, Während schon der neue Feind gnadenlos von anderen Kontinenten droht, Errichte deine Altare, entzünde deine Feuer und den heiligen Weihrauch Und lasse Stimme, Trompeten, Hörner und Glocken vor Freude erschallen. Clemens hat diesen ewigen Friedenspakt mit Cäsar vereinbart, Um seinem erschöpften Land Hilfe zu spenden, Und im Tempel des doppelgesichtigen Gottes Janus geschlossen, Dass dieser Friede für ewig im ruhigen Latium herrschen möge. Wie einstimmig schlagen die Herzen von Karl und dem Heiligen Vater! Wie wahrhaft geschützt bist du nun unter ihrer Zwillingsherrschaft. [14] Jubilate deo Jubilate deo, omnis terra cantate omnes, jubilate et psallite quoniam suadente Paulo, Carolus et Franciscus, principes terrae, convenerunt in unum et pax de caelo descendit. O felix ætas, O felix Paule, O vos felices principes qui christiano populo pacem tradidistis. Vivat Paulus. Vivat Carolus. Vivat Franciscus. Vivant, vivant sumul et pacem nobis donent in aeternum. Freut euch des Herrn, alle Lande, singt ihm, jauchzet und lasset Musik erschallen, denn die Prinzen der Welt haben sich auf den Rat von Paul, Karl und Franz hin geeinigt und der Friede ist vom Himmel herabgestiegen. O glückliche Zeit, O glücklicher Paul, O ihr glücklichen Prinzen, die ihr den christlichen Völkern den Frieden geschenkt habt. Lang lebe Paul! Lang lebe Karl! Lang lebe Franz! Mögen sie alle lange leben und uns ewigen Frieden geben! Cantus firmus: Freut euch! [15] Andreas Christi famulus Andreas Christi famulus dignus deo apostolus germanus Petri, et in passione socius. Dilexit Andream dominus in odorem suavitatis O Jesu Christe fili dei ora pro nobis. Sanctus Andreas gaudet in caelis. Amen. Andreas, ein Diener Christi, ein würdiger Jünger des Herrn, Bruder des Petrus und dessen Leidensgenosse. Der Herr liebte Andreas wie einen süßen Duft, O Jesus Christus, Sohn Gottes, bete für uns. Sankt Andreas freut sich im Himmel! Amen [16] Heroum Soboles Heroum soboles, amor orbis, Carole, nostri solus es, afflicto Musarum tempore alumnos qui colis et facili largiris munera dextra: propterea celebrat te Musica diva libenter, laudibus et meritis ad sidera tollere gestit: vive diu, Austriacae spes optima maxima gentis. Nachkömmling von Helden, geliebt von der Welt, Karl, du allein kannst deine Untertanen beschützen und reich beschenken: Daher feiert dich himmlische Musik mit Freuden, Und findet Ergötzen daran, dich zu preisen und zu den Sternen zu erheben: Lang mögest du leben, du beste und größte Hoffnung des österreichischen Volkes. [17] Parce mihi Parce mihi Domine nihil enim sunt dies mei. Quid est homo, quia magnificas eum? Aut quid apponis erga eum cor tuum? Visitas eum diluculo, et subito probas illum? Usquequo non parcis mihi, nec dimittis me, ut glutiam salivam meam? Peccavi, quid faciam tibi, O custos hominum? Quare me posuisti, contrarium tibi et factus sum mihimetipsi gravis? Cur non tollis peccatum meum, et quare non aufers iniquitatem meam? Ecce nunc in pulvere dormiam; et si mane me quaesieris, non subsistam. Verschone mich, Herr, denn meine Tage zählen nichts. Was ist der Mensch, dass du ihn erhebst? Und warum solltest du dein Herz auf ihn setzen? Und warum besuchst du ihn jeden Morgen und versuchst ihn ohne Unterlass? Wirst du nicht von mir weichen, noch mich verlasen, bis ich meinen Speichel schlucke? Ich habe gesündigt, was soll ich dir tun, O Erretter der Menschheit? Warum hast du mich dir gleichgesetzt, so dass ich mir selber zur Last werde? Warum verzeihst du nicht meine Missetaten und tilgst meine Sünden? Denn nun werde ich im Staube schlafen, und in der Früh wirst du mich vergeblich suchen. |
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