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Guillaume de Machaut:
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Ce programme de motets et de mouvements de messe du XIVe siècle représente deux des sources les plus importantes de la musique médiévale française.
La musique de messe du manuscrit d'Ivrée
Le manuscrit d'Ivrée est aujourd'hui conservé dans la bibliothèque du chapitre de la cathédrale d'Ivrée, petite ville située sur les contreforts des Alpes italiennes, au sud de la station de sports d'hiver moderne d'Aoste (où est conservé un important manuscrit de musique du XVe siècle). Il peut sembler étonnant que certaines des sources les plus importantes de la musique médiévale se trouvent là, mais, en fait, l'emplacement de ces villes sur une des principales routes traversant les Alpes, entre la France et l'Italie, donne une idée de l'importance qu'elles pouvaient avoir au Moyen Age. Situées sur des routes reliant des cités riches et puissantes, ces villes ont elles-mêmes gagné en importance, soutenant des cathédrales riches en traditions musicales et où s'établissaient naturellement des collections de musique polyphonique sophistiquée.
Les recherches menées récemment semblent indiquer que le manuscrit d'Ivrée aurait été copié à la fin du XIVe siècle, dans les années 1380 et 1390, mais la musique qu'il contient aurait été écrite beaucoup plus tôt, dans les années 1360 au plus tard. Ce manuscrit reste néanmoins l'une des plus anciennes sources de musique française du XIVe siècle, dans la mesure où rien (à l'exception d'un des manuscrits de Machaut) ne nous est parvenu dans un état intact depuis Le Roman de Fauvel, datant de 1318 environ. L'essentiel de ce que nous connaissons du nouveau style de composition appelé ars nova, né dans les années 1310 et dont le développement s'est poursuivi pendant au moins cinquante ans, provient donc des pages de ce manuscrit : presque tous les motets de cette période y sont contenus, ainsi que la plupart des chants plus anciens et une grande partie de la musique de messe. Il s'agit de loin de la plus importante source de musique ars nova.
La suite de mouvements de messe choisis pour ce disque ne forme pas un cycle de messe ; il est en effet très peu probable qu'ils aient été écrits par un seul compositeur ou pour une seule occasion. Le Sanctus d'ouverture [1] comporte des 'tropes' (interpolations de mots et de musique dans la liturgie) : son texte est considérablement étendu, ce dont il résulte une composition musicale un tant soit peu plus longue que de coutume, même si le compositeur (quel qu'il fut) est parvenu à économiser de l'espace en assignant le texte du Sanctus normal aux trois voix de basse et le texte interpolé à la voix la plus haute avec des valeurs de notes beaucoup plus courtes. Parmi les moments à savourer, citons l'imitation
mélodique du 'fecundata' et de l' 'in excelsis', probablement encouragée par le texte dans les deux cas. Le Kyrie [2] (attribué dans un autre manuscrit à 'Chipre') est d'un style beaucoup plus simple, ce qui ne veut pas dire qu'il soit plus ancien, ces registres de style différents pouvant simplement indiquer des occasions de nature différente (moins festive dans ce cas) ou des interprètes de talent différent. Le Gloria [3] se trouve quelque part entre ces deux extrêmes et comporte, vers la fin, un court fragment de texte interpolé qui célèbre l'humanité du Christ. Le Credo [7] est remarquable pour ses passages 'hoquetés' (dans lesquels alternent des notes courtes et des pauses courtes dans les voix les plus élevées) et pour ses imitations sur deux notes, le tout donnant l'illusion d'une structure rythmique répétée avec régularité, comme ce serait le cas dans un motet. Le Hoqueté est également une caractéristique du Sanctus [11] interprété dans ce disque, même si à d'autres égards celui-ci semble être plus récent que le Credo. Le dernier motet, Post missarum solempnia [16], n'est pas à proprement parler un mouvement de messe, mais pourrait dans la pratique avoir été utilisé à la place du Deo gracias final de la liturgie de la messe dans la mesure où ces textes font référence à cette fonction et se terminent par les mots 'deo gracias'.
Clap, clap/Sus Robin [12] est une charmante anomalie, un motet du style ars antiqua démodé, déplacé dans son environnement beaucoup plus avant-gardiste, mais néanmoins suffisamment divertissant pour être copié dans le manuscrit d'Ivrée.
Motets de Guillaume de Machaut
Bien que la musique de Guillaume de Machaut diffère souvent de celle de ses contemporains, ses œuvres complètes ont survécu jusqu'à notre époque, aussi en savons-nous plus sur lui que sur tout autre compositeur de la France médiévale. Ses 23 motets ont pour la plupart été écrits dans la première partie de sa vie de compositeur (entre 1320 et 1350 approximativement) et
sont des spécimens typiquement variés et caractéristiques des types de motet ars nova dont des exemples plus 'normaux' survivent à Ivrée. Dame/Fins cuers doulz [4], Trop plus est bele/Biaute paree de valour [5] et Lasse!/Se j'aim mon loyal ami [6] sont les trois motets que Machaut a composés sur des mélodies chantées. Dans chaque cas, on entend un chant à trois temps emprunté, sur des notes longues dans la voix la plus basse, tandis que les voix chantant le texte harmonisent plus haut, ce qui dans un
sens fait de ces motets de véritables chants polyphoniques, bien que contenant des textes supplémentaires pour les parties plus élevées.
L'ensemble de motets en latin ne saurait guère être plus différent. Tu qui gregem/Plange, regni respublica [8], Christe qui lux/Veni creator spiritus [9] et Felix virgo/Inviolata genitrix [10] sont les seuls motets tardifs de Machaut, écrits vers 1360. Leurs textes, de teneur religieuse et politique, sont d'un ton très différent de celui des textes d'amour des œuvres à texte français, et ils sont composés sur une mélodie empruntée au plain-chant et non pas au chant profane. Ils sont tous écrits pour quatre voix, et non trois, la quatrième voix se mêlant en duo au ténor pour doter les parties récitées d'un fondement harmonique en deux parties. Les structures harmoniques et rythmiques répétées de façon régulière (ce que l'on appelle 'isorythme') y sont utilisées pour organiser des périodes de temps relativement longues. Et tous commencent par une introduction dans laquelle les voix entrent les unes après les autres. Tous semblent avoir été écrits pendant une période d'agitation politique marquée par le siège de Reims (où vivait Machaut) imposé par les Anglais durant l'hiver 1359/60 et auquel le Christe qui lux/Veni creator spiritus fait peut-être allusion.
Le troisième groupe de motets de Machaut se compose de ceux trouvés non seulement dans les manuscrits de Machaut mais également à Ivrée, ce qui indique qu'ils jouissaient d'une certaine popularité en dehors du cercle immédiat de Machaut. Ses deux motets en français d'Ivrée, Qui es promesse/Ha! Fortune [13] et Amours/Faus Samblant [15] représentent bien les styles opposés que l'on trouve dans ses motets. Amours/Faus Samblant appartient clairement au monde musical des premiers ars nova et a manifestement été influencé par les motets de Philippe de Vitry ; mais Ha! Fortune témoigne du goût rythmique et harmonique caractéristique de Machaut, avec la juxtaposition des f# et bb et les longs passages de syncope. Martyrum/Diligenter inquiramus [14] célèbre la Saint-Quentin et pourrait avoir été écrit après que Machaut fut nommé chanoine de St-Quentin, dans le nord-ouest de la France, à un moment donné entre 1333 et 1335. Tout comme les motets tardifs, il s'ouvre par un solo, et comme la plupart des motets ars nova, sa structure rythmique périodique est clairement ponctuée de passages hoquetés.
(c) Daniel Leech-Wilkinson
1. Sanctus: Sanans fragilia
Sanctus, sanans fragilia / Pater, patrator seculi /
Tibique voce sobria / Cantant cantica moduli /
Agmina coelorum. /
Sanctus dicunt et Filio / Mundi vero redemptori /
Descendenti solio / Patris, seculi creatori /
Salute reorum. /
Sanctus, sanctus, sanctus / Sancto dant Flamini /
Dona donans fecundata / Una in personis. /
Dominus, unus omnium / Deus nostrum consummator /
Virtutum sunt iam celestium / Magnus manens
Presidet in thronis. / [imperator /
Pleni celi ac maria / Atque in terra creata /
Sunt tua sancta gloria / Laus que sit tibi, beata /
Trinitas, donata. /
Salva tuos, quos creasti / Hos rore replens spiritus /
Christe cruore salvasti / Et in excelsis funditus /
Loca tibi grata. /
Benedictus es iugiter / Qui venit salvare /
Et quem assumpsit dulciter / Carmen voluit donare /
Populo fideli. /
In nomine ex Maria / Christi corpus immolatum /
Et pro nostri munimine / Quod non capiuntur /
Frustra neque celi. /
O salutaris hostia / De qua pandet lux solaris /
Salva salutis gratia / Quos fluctuant fluctus maris /
Dimittens peccata...in excelsis. /
In excelsis collocemur / Salus nostra, lux et vita /
Tecum semper gloriemur / Cuius virtus infinita /
Extat collocata...in excelsis.
Saint Père, qui nous guérit de (nos) faiblesses,
Gouverneur du monde ! Avec la voix solennelle de la mélodie les rangs du ciel
t'adressent leurs chants. 'Saint', chantent-ils également au Fils, le vrai rédempteur du monde, qui, créateur du monde, descend du trône du Père pour le salut des pécheurs. 'Saint, saint, saint', disent-ils de l'Esprit Saint. Offrant des présents fructueux, un dans chacun,
seul Seigneur de tout, notre Dieu, ils parfont les puissances célestes. Restant grand en tant que gouverneur suprême il préside sur son trône.
Le ciel et la mer et les créatures terrestres
sont remplis de ta sainte gloire. Trinité bénie,
que soient chantées tes louanges.
Sauve ton peuple que tu as créé.
Emplis de la rosée de l'Esprit ceux que,
ô Christ, tu as sauvés par ton sang
et sur les sommets qui te sont chers ! Béni soit-il, celui qui est venu pour sauver et la chair que par doux amour il a pris, qu'il a voulu donner à son peuple fidèle.
Nommé par Marie il est le corps du Christ, sacrifié pour notre protection, parce que le ciel n'est pas en vain recherché. O victime salvatrice, d'où émane la lumière du soleil, sauve par la grâce de ton salut, ceux ballottés par les vagues de l'océan, et pardonne leurs péchés ! Sur les sommets, que nous soyons placés sur les sommets, O notre salut, lumière et vie. Que par toi nous ayons la gloire à tout jamais, toi dont la puissance infinie réside sur les sommets.
Holy Father, healing (our) frailties, Governor of the world! To you with the solemn voice of melody do the ranks of heaven sing their songs.
'Holy' too do they sing to the Son, the world's true redeemer, who, the world's creator, descends from the Father's throne with salvation for the guilty. 'Holy, holy, holy', do they ascribe to the Holy Spirit. Giving fruitful gifts, at one in persons, one Lord of all, our God, perfecter of powers celestial are they.
Remaining great as Supreme Ruler he presides enthroned.
The heavens and the seas and the land creatures are full of your holy glory. Blessed Trinity, rendered be the praise which is yours. Save your people whom you have created.
Fill with the Spirit's dew those, O Christ, whom you have saved by your blood and on high the places utterly dear to you! Blessed are you together, he who came to save and the flesh which in sweet love he assumed, which he willed to give to his faithful people.
Named from Mary is Christ's body, sacrificed for our protection, because the heavens are not
besought in vain. O saving victim, from whom spreads forth the Sun's light, save by the grace of your salvation, those whom the ocean's waves toss about, and forgive their sins! On the heights, on the heights may we be set, O our salvation, light and life. With you may we have glory for ever, you whose boundless power is set in the heights.
Heiliger Vater, der du unsere Schwächen heilst,
Herrscher der Welt! Dir singen mit feierlicher Stimme alle Mächte des Himmels ihre Lieder. 'Heilig' singen sie auch dem Sohn, dem wahren Erretter der Welt, dem Schöpfer der Welt, der von des Vaters Thron herabsteigt, um die Schuldigen zu erlösen. 'Heilig, heilig, heilig', preisen sie den Heiligen Geist. Sie bringen fruchtbare Geschenke, sie sind die Dreieinigkeit, der Herrscher über alle, unser Gott, die Vervollkommnung himmlischer Mächte. Der ewige Herrscher aller Herrscher sitzt er auf seinem Thron. Die Himmel und die Meere und alle Kreaturen auf dem Lande sind deiner heiligen Ehre voll. Gesegnete Dreifaltigkeit, lasset uns dein Lob singen. Errette unser Volk, das du geschaffen hast. Betaue diejenigen mit dem Heiligen Geist, O Christi, die du errettet hast durch dein Blut und in der Höhe deine liebsten Wohnungen! Gemeinsam seid gesegnet, der, der kam, um uns zu erlösen und das Fleisch, das er aus süßer Liebe angenommen hat, das er bereit war, hinzugeben für sein gläubiges Volk. Genannt von Maria ist Christus' Leib, geopfert, um uns zu schützen, denn die Himmel werden nicht umsonst angefleht. O, rettendes Opfer, von dem das Licht der Sonne erstrahlt, errette durch die Gnade deiner Erlösung diejenigen, die auf den Meeres-wogen dahintreiben, und vergib ihnen ihre Sünden! In die Höhen, in die Höhen lasset uns auffahren, O, unsere Erlösung, unser Licht und Leben. Mögen wir durch dich ewigen Ruhm erlangen, du, dessen ewige Macht in den Höhen schwebt.
2. Kyrie eleison
Kyrie eleison.
Christe eleison.
Kyrie eleison.
Seigneur, prends pitié de nous.
Christ, prends pitié de nous.
Seigneur, prends pitié de nous.
Lord have mercy upon us.
Christ have mercy upon us.
Lord have mercy upon us.
Herr, erbarme dich unser.
Christe, erbarme dich unser.
Herr, erbarme dich unser.
Herr, erbarme dich unser.
Christe, erbarme dich unser.
Herr, erbarme dich unser.
3. Gloria: Et verus homo Deus
Gloria in excelsis deo. Et in terra pax hominibus bone voluntatis.
Laudamus te. Benedicimus te. Adoramus te. Glorificamus te. Gratias agimus tibi propter magnam gloriam tuam. Domine Deus, rex celestis, Deus Pater omnipotens.
Domine fili unigenite, Jesu Christi.
Domine Deus, agnus Dei, Filius Patris.
Qui tollis peccata mundi, miserere nobis.
Qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram.
Qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis.
Quoniam tu solus sanctus. Tu solus Dominus. Tu solus altissimus, Jesu Christe. Et verus homo Deus, de Maria Virgine natus. Cum Sancto Spiritu in gloria Dei Patris.
Amen.
Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.
Nous te prions, nous te bénissons, nous t'adorons, nous te glorifions, nous te remercions pour ton immense gloire, ô Seigneur Dieu, roi du ciel, Dieu le Père tout puissant.
Ô Seigneur, Fils unique Jésus Christ ;
ô Seigneur Dieu, agneau de Dieu, Fils du Père, qui enlève les péchés du monde, prends pitié de nous. Toi qui enlèves les péchés du monde, reçois notre prière. Toi qui es assis à la
droite de Dieu le Père, prends pitié de nous.
Car Toi seul es saint, Toi seul es le Seigneur,
Toi seul, ô Christ, et le vrai Dieu fait homme,
né de la Vierge Marie par l'Esprit Saint, Toi seul es le plus haut dans la gloire de Dieu le Père. Amen.
Glory be to God on high, and in earth peace towards men of goodwill.
We praise thee, we bless thee, we worship thee, we glorify thee, we give thanks to thee for thy great glory, O Lord God, heavenly king, God the Father Almighty.
O Lord, the only-begotten Son Jesus Christ;
O Lord God, lamb of God, Son of the Father, that takest away the sins of the world, have mercy upon us. Thou that takest away the sins of the world, receive our prayer. Thou that sittest at the right hand of God the Father, have mercy upon us.
For thou only art holy, thou only art the Lord, thou only, O Christ, and the true God as man, born of the Virgin Mary with the Holy Ghost, art most high in the glory of God the Father. Amen.
Ehre sei Gott in der Höhe, und auf Erden Frieden den Menschen, die guten Willens sind. Wir loben dich, wir preisen dich, wir beten dich an, wir verherrlichen dich, wir sagen dir Dank ob deiner großen Herrlichkeit, Herr und Gott, König des Himmels, Gott, allmächtiger Vater.
Herr Jesus Christus, eingeborener Sohn; Herr und Gott, Lamm Gottes, Sohn des Vaters, der du nimmst hinweg die Sünden der Welt, erbarme dich unser. Der du nimmst hinweg die Sünden der Welt, nimm unser Flehen gnädig auf. Der du sitzest zur Rechten des Vaters, erbarme dich unser.
Denn du allein bist der Heilige, du allein der Herr, du allein, Jesus Christus, und der wahre Gott als Mensch, geboren von der Jungfrau Maria, mit dem Heiligen Geiste, der Höchste in der Herrlichkeit Gottes des Vaters.
Amen.
4. Dame/Fins cuers doulz
Voix 1 :
Dame, je sui cilz qui weil endurer
Vostre voloir, tant com porray durer ;
Mais ne cuit pas que longuement l'endure
Sans mort avoir quant vous m'estes si dure
Que vous voles qu'en sus de vous me traie,
Sans plus veioir la tres grant biauté vraie
De vo gent corps qui tant a de valour
Que vous estes des bonnes la millour.
Las ! eins-si ay de ma mort exemplaire.
Mais la doleur qu'il me convendra traire
Douce seroit, se un tel espoir avoie
Qu'avant ma mort par vo gre vous revoie,
Dame, et se ja mes cuers riens entreprent
Dont mes corps ait honneur n'avancement,
De vous venra, com lonteins que vous soie,
Car ja sans vous que j'aim tres loyaument
Ne sans Amours emprendre nel saroie.
Voix 2 :
Fins cuers doulz, on me deffent de par vous que plus ne voie / Vostre doulz viaire gent qui d'amer m'a mis en voie ; /
Mais vraiement je ne scay comment je m'en attendray que briefment morir ne doie / Et s'il m'en faut abstenir pour faire vostre plaisir, ou envers vous faus seroie, /
S'aim trop mieus ma loyaute, garder et par vostre gre, morir, se vos cuers l'ottroie / Qu'encontre vostre voloir, par vostre biauté veioir, receusse toute joie.
Voice 1:
Lady, I am the one willing to submit
to your will, as long as I can stand to,
but do not think that I can endure it for long
without suffering death when you are so hard to me, for you wish, as well, that I should go away from you, no longer to see that truly great beauty
of your noble body, which has so much worth
that you are the best of good ladies.
Alas! Thus I have a model of my death,
but the pain I shall have to undergo
would be sweet, if I had hope such as
to see you again, before my death, by your wish,
lady, and if ever my heart engages in anything
which accords my body honour or advancement,
it will come from you, however far from you I may be, for, without you, whom I love most loyally,
or love, I could not undertake it.
Voice 2:
Noble, sweet heart, I am forbidden, by your command, ever more to see your sweet, noble countenance, which has set me on the path of love;
but I truly do not know how I shall have any assurance that I may not soon die. And if I must hold back, to do as you wish (or I would be acting dishonestly towards you),
I would much prefer to remain loyal and,
following your wish, die, if your heart consents, than experience every joy, against your will, by gazing on your beauty.
Stimme 1:
Meine Herrin, ich bin bereit, mich deinem Willen zu fügen, soweit ich es vermag, aber denke nicht, daß ich es lange ertragen kann, ohne Todesqualen zu leiden, wenn du so hart zu mir bist, denn du gebietest mir auch, von dir fortzugehen, nicht länger die wahrhaft herrliche Schönheit deines edlen Körpers
zu erblicken, der so wunderbar ist, daß du die beste aller gütigen Herrinnen bist. Ach! So schwebt mir der Tod vor Augen, doch die Schmerzen, die ich erleiden muß, wären süß, wenn ich in der Hoffnung leben könnte, daß du wünschst, mich noch einmal vor meinem Tod zu sehen, Herrin, wenn sich mein Herz je auf etwas einlassen sollte, daß meinem Leib Ruhm oder Ehren bringt, dann kommt dies von dir, wie weit ich auch von dir entfernt sein mag, denn ohne dich, die ich mit aller Treue liebe, oder ohne Liebe, könnte ich es nicht vollbringen.
Stimme 2:
Edles, süßes Herz, mir ist es auf deinen Wunsch
nicht länger gestattet, jemals wieder dein süßes, edles Gesicht zu erblicken, das mich auf den Weg der Liebe geführt hat; aber ich weiß wahrhaftig nicht, wie ich Gewißheit darüber erhalten soll, daß ich nicht bald sterbe. Und wenn ich mich zurückhalten muß, um mich deinem Willen zu fügen (sonst würde ich dir gegenüber unehrenhaft handeln), wäre es mir weitaus lieber, treu zu bleiben und gemäß deinem Wunsch zu sterben, wenn dein Herz dies erlaubt, als alle Freuden zu erfahren gegen deinen Willen, indem ich deine Schönheit erschaue.
5. Trop plus et bele/Biaute paree de valour
Voix 1 :
Trop plus est bele que biaute
Et millour que ne soit bonte,
Pleine de tout ce, a dire voir,
Que bonne et belle doit avoir,
Ce m'est vis, celle que desir
Et aim sans nul vilein desir.
Dont se je l'aim, et je qu'en puis,
Quant en sa fine bonté truis
De tous mes maulz la garison,
Leesse, confort, guerredon
Et secours de tous les meschies
Dont par desir sui entechies,
Comment qu'elle n'en saiche rien ;
Car toute la joie et le bien,
Que j'ay, de sa grace me vient,
Sans plus, quant de li me souvient ;
N'autre bonte de li n'en port.
Si pri Amours qu'en tel accort
Soit, pour ce que mieus l'aim que mi,
Qu'elle me teingne pour ami.
Amen.
Voix 2 :
Biaute paree de valour,
Desirs qui onques n'a sejour
D'acroistre, eins croist de jour en jour
En plaisance et en douce ardour,
Dous regars pris par grant savour,
Tous pleins de promesse d'amour,
D'espoir, de joie, de tenrour
Et de pointure de doucour,
Font que j'aim des dames la flour.
Or me doint Dieus grace et vigour
Que, au gré d'Amours et a s'onnour,
La puisse servir sans folour.
Amen.
Voix 3 :
Je ne sui mie certeins d'avoir amie,
Mais je sui loyaus amis.
Voice 1:
So much more beautiful than beauty
and better than goodness,
full, in truth, of all
that a good and beautiful lady must have,
so it seems to me, is the one whom I desire
and love without base desire.
And, if I love her, and what else can do,
when I find, in her excellent goodness,
the cure for all my ills,
happiness, comfort, reward
and help for all the misfortunes
which befall me through desire,
how is it that she knows nothing of it;
for all the joy and the good
which I have come to me from her grace,
and only that, when I remember her,
and I take away no other good from her.
And I pray to love that it may agree,
since I love her better than I love myself,
that she take me as her lover.
Amen.
Voice 2:
Beauty adorned with worth,
desire which never falters from
growing, but increases from day to day
in dalliance and in sweet ardour,
sweet looks perceived with great delight,
all full of the promise of love,
of hope, of joy, of tenderness
and the sting of sweetness,
bring me to love the fine flower of ladies.
Now may God give me the grace and strength
that, according to the volition of love and in its honour, I may serve her without folly.
Amen.
Voice 3:
I am not at all certain of having a lady,
but I am a loyal friend.
Stimme 1:
So viel schöner als die Schönheit
und gütiger als Güte,
geschmückt, wahrhaftig, mit allem,
was eine gute und schöne Dame besitzen soll,
so scheint mir diejenige, nach der ich verlange
und die ich ohne niedrige Lust liebe.
Und wenn ich sie liebe, und nicht anders kann,
wenn ihre herrliche Güte die Heilung
all meiner Übel ist,
Glück, Trost, Belohnung und
Hilfe für alles Unglück,
daß mich durch mein Verlangen befällt,
wie kommt es, daß sie nichts davon weiß;
denn alle Freude und das Gute,
das ich besitze, erhalte ich durch ihre Gnade
und nur davon allein, wenn ich an sie denke,
und ein anderes Gut nehme ich ihr nicht weg.
Und ich bete an die Liebe, daß sie zustimmt, da ich sie liebe, mehr als mich selbst,
daß sie mich zum Geliebten nimmt.
Amen.
Stimme 2:
Schönheit geschmückt mit Ansehen,
Verlangen, das nie zu wachsen aufhört,
sondern von Tag zu Tag zunimmt
in Schäkern und süßer Leidenschaft,
süße Blicke, aufgefangen mit hohem Entzücken,
alle voller Versprechen von Liebe,
Hoffnung, Freude, Zärtlichkeit
und dem feinen Stich der Süße,
bringen mich dazu, die herrliche Blume der Damen zu lieben. Möge mir Gott Anmut und Stärke schenken, daß ich durch den Antrieb der Liebe und in ihrem Namen ihr ohne Torheit dienen möge.
Amen.
Stimme 3:
Ich bin mir gar nicht sicher, eine Dame zu besitzen, doch ich bin ein treuer Freund.
6. Lasse!/Se j'aim mon loyal ami
Voix 1 :
Lasse ! comment oublieray /
Le bel, le bon, le dous, le gay /
A qui entierement donnay / Le cuer de mi /
Pour le sien que j'ay sans demi /
Et le retins pour mon ami, /
Einssois qu'eusse mon mari, / Qui me deffent /
Et me gaite mult durement /
Que ne voie son corps le gent, /
Dont li cuers en (deux) pars me fent ; /
Car il m'estuet /
Malgre mien faire ce qu'il wet, /
Dont durement li cuers me duet.
Mais pour ce drois ne se remuet / Ne bonne foy ;
Car puis que certeinnement voy / Qu'il wet et quiert l'onneur de moy / Et qu'il m'aimme asses plus que soy / Et se le truis /
Si bon qu'il prent tous ses deduis / En moy servir
je ne le puis / Laissier se mauvaise ne suis, /
Eins le puis bien / Amer par honneur et par bien / Quant j'ay son cuer et il le mien / Sans ce que je mespreingne en rien / Ce m'est avis. /
Mais j'eusse trop fort mespris, /
Si j'eusse l'amer empris, /
De puis que j'eus a marit pris / Lasse !, celui /
Qui tant me fait peinne et anuy /
Qu'en tous cas toute joie fui, /
N'en ce monde n'a moy n'autrui /
Qui me confort / Car mi gieu, mi ris, mi deport /
Mi chant, mi revel, mi confort / Mi bien et mi
bon jour sont mort / Et nuit et jour / Accroist li
ruissiaus de mon plour / Quant le plus bel et le
millour / De tous ne voy : c'est ma dolour ! / Mais soit certeins / Que, comment que mes corps lonteins /
Li soit, mes cuers li est procheins / D'amour et de loyauté pleins.
Voix 2 :
Se j'aim mon loyal ami / Et il mi /
Si loyaument / Qu'il est tous miens sans nul si /
Et je aussi / Entierement, /
Sans nul vilein pensement, /
Bonnement / A li m'ottri, /
Pour ce qu'il m'a longuement / Liement, /
De cuer servi / Ay je pour ce desservi, /
Lasse ! ay mi / Que tellement /
M'en demeinne mon mari / Que de li /
N'ay fors tourment ? /
Nenil, car certeinnement / Mortelment / Peche celi /
Qui pour bien faire mal rent. /
Or m'aprent a faire einssi / Qu'il wet que mette en oubli / Celui qui / M'a humblement /
Doubté, celé, obei / Et cheri / A mon talent.
Voix 3 :
Pour quoy me bat mes maris ?
Lassette ! Ay mi, Dieus !
Pour quoy me bat mes maris ?
Lassette ! Je ne li ay riens meffait,
Je ne li ay riens meffait,
Fors qu'a mon ami parlay
Seulette. Ay mi, Dieus !
Fors qu'a mon ami parlay
Seulette. Pour quoy me bat mes maris ?
Lassette ! Ay mi, Dieus !
Pour quoy me bat mes maris ? / Lassette !
Voice 1:
Alas! How shall I forget
the handsome, good, sweet and joyful one
to whom I gave my heart totally
for his, which I hold without hindrance,
and took him as my lover
rather than having my husband, who prevents me
(and spies on me relentlessly)
from seeing his noble person,
because of which my heart is split in two;
for it behoves me,
in spite of myself, to do his bidding,
which pains my heart greatly.
But, in spite of this, right and good faith are not removed, for, since I truly see that he cherishes
and holds dear my honour and that he loves me far more than himself and I find him to be
so good as to derive all his pleasure from serving me, I cannot leave him, unless I am ignoble; on the contrary, I can indeed love him in honour and sincerity
since I have his heart and he mine without my being deceived in any way, as it seems to me.
But I would have been sadly mistaken,
if I had undertaken to love,
since I took to husband, alas! the one who
gives me such pain and concern that,
in all respects, joy disappears,
nor do I derive comfort in this world
from myself or anyone, because of which
my games, my laughter, my pleasures, my songs, my happiness, my comfort, my advantages and my good days are dead. And night and day the stream of my tears grows since I do not see the most handsome and the best of all; it is the source of my pain! But let him be certain that, however far away from him my body may be, my heart is close to him, full of love and loyalty.
Voice 2:
If I love my faithful lover and he me so faithfully
that he is completely mine without if or but
and I his too completely
with no base thought,
I give myself over to him,
because, for a long time, he has joyfully served me sincerely. Have I thus deserved,
alas! woe is me! that my husband
should treat me so badly that from him
I have only suffering?
No, indeed, for, truly, it is a mortal sin for someone to abuse in order to do good.
Now he is teaching me to do just this for he wishes me to forget the one who has humbly feared, concealed, obeyed and cherished me according to my wishes.
Voice 3:
Why does my husband beat me?
Alas! Woe is me, o God!
Why does my husband beat me?
Alas! I have done nothing to hurt him,
I have done nothing to hurt him,
except for speaking to my lover alone.
Woe is me, o God!
except for speaking to my lover alone.
Why does my husband beat me?
Alas! Woe is me, o God!
Why does my husband beat me? Alas!
Stimme 1:
Ach! Wie kann ich ihn vergessen,
den Schönen, Guten, Zärtlichen und Freudigen,
dem ich mein Herz völlig geschenkt habe,
für das seinige, das ich unbeschwert festhalte,
und ich nahm ihn zum Geliebten,
ich ziehe ihn meinem Gatten vor, der mich daran hindert (und mir gnadenlos nachspioniert),
seine edle Gestalt zu sehen.
Deshalb ist mein Herz in zwei gespalten, denn es schickt sich, daß ich - gegen meine Neigung - seinem
Gebot folge, was meinem Herzen große Schmerzen bereitet. Aber trotz all dem sind Recht
und guter Glaube nicht ausgelöscht, denn ich sehe genau, daß er mich und meine Ehre schätzt,
und daß er mich mehr liebt als sich selbst, und ich erkenne, daß er so gut ist, all seine Freuden daraus zu schöpfen, mir zu dienen, ich kann ihn nicht verlassen, das wäre unedel; im Gegenteil, ich kann ihn sogar
ehrenhaft und aufrichtig lieben, denn ich besitze sein Herz und er das meinige, ohne daß ich im geringsten betrogen würde, wie es mir scheint.
Doch ich hätte schwer gefehlt, hätte ich mich verpflichtet zu lieben, da ich zum Manne genommen habe, Ach! denjenigen, der mir solche Schmerzen
und Sorgen bereitet, daß in allen Dingen mir die Freude genommen ist, und in dieser Welt mir
niemand Trost spenden kann, weder ich mir
selbst noch andere, deshalb sind meine Spiele, mein Lachen, meine Freuden, meine Lieder, mein Glück,
mein Seelenfrieden, meine Vorteile und meine guten Tage alle dahin. Und Tag und Nacht schwillt der Strom meiner Tränen, da ich den schönsten und besten Mann von allen nicht sehe; dies ist die Quelle meines Schmerzes! Doch er kann gewiß sein, daß - mag mein Körper noch so entfernt sein, mein Herz ihm nahe steht, voller Liebe und Treue.
Stimme 2:
Ich liebe meinen treuen Geliebten
und er mich, mit einer solchen Treue,
daß er mir ohne Einschränkungen gehört
und ich ihm auch, mit meinem ganzen Wesen,
ohne niedrige Gedanken, ich gebe mich ihm
völlig hin, denn für eine lange Zeit hat er mir
freudevoll und ehrlich gedient. Habe ich es daher verdient - Ach! Wie weh ist mir - daß mein Ehemann mich so schlecht behandelt, daß er mir
nichts als Qualen bereitet?
Nein, denn es ist wirklich eine tödliche Sünde, wenn jemand Böses begeht, um Gutes zu tun. Und genau das lehrt er mich nun, denn er gebietet mir, den Mann zu vergessen, der bescheiden gefürchtet, geschwiegen, gehorcht und mich in Ehren gehalten hat, gemäß meinen Wünschen.
Stimme 3:
Warum schlägt mich mein Gatte?
Ach! Wie weh ist mir, o Gott!
Warum schlägt mich mein Gatte?
Ach! Ich habe nichts getan, um ihn zu kränken,
Ich habe nichts getan, um ihn zu kränken,
außer mit meinem Geliebten zu sprechen,
alleine. Wie weh ist mir, o Gott!
Außer mit meinem Geliebten zu sprechen, alleine. Warum schlägt mich mein Gatte?
Ach! Wie weh ist mir, o Gott! Warum schlägt mich mein Gatte? Ach!
7. Credo
Credo in unum Deum, Patrem omnipotentem, factorem coeli et terrae, visibilium omnium et invisibilium.
Et in unum Dominum Jesum Christum filium Dei unigenitum. Et ex Patre natum ante omnia saecula.
Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deo vero. Genitum, non factum, consubstantialem Patri: per quem omnia facta sunt.
Qui propter nos homines, et propter nostram salutem descendit de coelis.
Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine: et homo factus est.
Crucifixus etiam pro nobis: sub Pontio Pilato passus, et sepultus est.
Et resurrexit tertia die, secundum Scripturas.
Et ascendit in coelum: sedet ad dexteram Patris.
Et iterum venturus est cum gloria, judicare vivos et mortuos: cujus regni non erit finis.
Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem: qui ex Patre Filioque procedit.
Qui cum Patre et Filio simul adoratur et conglorificatur: qui locutus est per Prophetas.
Et unam sanctam catholicam et apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum. Et exspecto resurrectionem mortuorum.
Et vitam venturi saeculi. Amen.
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre et de toute chose visible et invisible.
Et en un seul Seigneur Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, engendré par son Père avant tous les mondes.
Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu ; engendré non pas créé ; de la même substance que le Père ; par qui tout a été fait.
Pour nous les hommes et pour notre salut, Il est descendu des cieux,
a pris chair du Saint Esprit et de la Vierge Marie
et a été fait homme.
A été crucifié pour nous sous Ponce Pilate.
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau,
est ressuscité le troisième jour conformément aux Ecritures, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père.
Et Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, et son règne n'aura pas de fin.
Et je crois en l'Esprit Saint, le Seigneur et celui qui donne la vie, qui procède du Père et du Fils, est adoré et glorifié avec le Père et le Fils, qui a parlé par les prophètes.
Et je crois en une seule Eglise catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour la rémission des péchés, j'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir. Amen.
I believe in one God, the Father Almighty, maker of heaven and earth, and of all things visible and invisible.
And in one Lord Jesus Christ, the only begotten Son of God, begotten of his Father before all worlds.
God of God, light of light, very God of very God; begotten not made; being of one substance with the Father; by whom all things were made.
Who, for us men, and for our salvation, came down from heaven,
and was incarnate by the Holy Ghost of the Virgin Mary, and was made man,
and was crucified also for us under Pontius Pilate. He suffered and was buried
and the third day he rose again according to the scriptures, and ascended into heaven, and sitteth on the right hand of the Father.
And he shall come again with glory to judge both the quick and the dead: whose kingdom shall have no end.
And I believe in the Holy Ghost, the Lord and giver of life, who proceedeth from the Father and the Son,
who with the Father and the Son together is worshipped and glorified, who spake by the prophets.
And I believe one Catholic and Apostolic Church.
I acknowledge one baptism for the remission of sins, and I look for the Resurrection of the dead,
and the life of the world to come. Amen.
Ich glaube an den einen Gott, den Vater, den Allmächtigen, der alles geschaffen hat, Himmel und Erde, die sichtbare und die unsichtbare Welt.
Und an den einen Herrn Jesus Christus, Gottes eingeborenen Sohn, aus dem Vater geboren vor aller Zeit:
Gott von Gott, Licht vom Licht, wahrer Gott vom wahren Gott, gezeugt, nicht geschaffen, eines Wesens mit dem Vater; durch ihn ist alles geschaffen.
Für uns Menschen und zu unserm Heil ist er vom Himmel gekommen,
hat Fleisch angenommen durch den Heiligen Geist von der Jungfrau Maria und ist Mensch geworden.
Er wurde für uns gekreuzigt unter Pontius Pilatus, hat gelitten und ist begraben worden,
ist am dritten Tage auferstanden nach der Schrift und aufgefahren in den Himmel und sitzt zur Rechten des Vaters.
Und wird wiederkommen in Herrlichkeit, zu richten die Lebenden und die Toten; seiner Herrschaft wird kein Ende sein.
Und ich glaube an den Heiligen Geist, der Herr ist und
lebendig macht, der aus dem Vater und dem Sohn her-
vorgeht, der mit dem Vater und dem Sohn angebetet und verherrlicht wird, der gesprochen hat durch die Propheten.
Und ich glaube an die eine, heilige, katholische und apostolische Kirche. Ich bekenne die eine Taufe zur Ver-gebung der Sünden. Und ich erwarte die Auferstehung der Toten und das Leben der kommenden Welt. Amen.
8. Tu qui gregem/Plange, regni respublica
Voice 1:
Tu qui gregem tuum ducis / Opera fac veri ducis / Nam ducere et non duci / Hoc
competit vero duci. /
Dux prudentium consilio / Ducat nec sit in octio / Debetque dux anteire, /
Ductus autem obedire / Sed si ductor nescit iter, /
Ambo pereunt leviter. /
Nam ambulat absque luce / Qui ducitur ceco duce /
Sed qui habet verum ducem / Omni hora habet lucem, /
Et ille bene ducitur / Qui a nullo seducitur. /
Unde qui ducum ductor es / Contere nunc seductores / Et taliter nos deducas / Ut ad pacem nos perducas.
Voice 2:
Plange, regni respublica! /
Tua gens ut scismatica / Desolatur; /
Nam pars eius est iniqua /
Et altera sophistica / Reputatur. /
De te modo non curatur / Inimicis locus datur /
Fraudulenter / Tui status deturpatur; /
Sua virtus augmentatur / Nunc patenter. /
Te rexerunt imprudenter / Licet forte innocenter /
Tui cari. /
Sed amodo congaudenter / Te facient et potenter /
Deo dante, dominari.
Voix 1 :
Toi qui as mené ton troupeau, rôle d'un vrai chef, car mener et non pas être mené, est ce qui distingue
le vrai chef.
Que le chef mène sur les conseils des sages et
ne s'arrête pas, et le chef devrait aller devant, et ceux qu'il mène obéir ; mais si le chef ne connaît pas le chemin, tous pourront facilement périr.
Car il marche sans lumière celui qui est mené par un chef aveugle, mais celui qui est mené par un vrai chef marche dans la lumière en toute saison, et il est bien mené celui qui n'est égaré par personne. C'est pourquoi tu es le chef des chefs, anéantis ceux qui nous égarent, et emmène-nous pour que nous rentrions chez nous en paix.
Voix 2 :
Pleure, peuple du royaume !
Ton peuple est désolé comme s'il était divisé ;
car une partie est mauvaise et l'autre jugée sophiste.
Personne ne prend cas de toi maintenant, place est faite aux ennemis par lâcheté, ton état est dégradé ; leur force est visiblement augmentée maintenant. Ceux qui te sont chers n'ont pas gouverné avec sagesse, tout en ayant peut-être de bonnes intentions. Mais tout de suite, si Dieu le veut, ils te laisseront gouverner triomphalement et en toute puissance.
Voice 1:
Thou that leadest thy flock, the office of a true leader, for to lead and not be led, that is the mark of the
true leader.
Let the leader lead on the advice of the wise
and not be idle, and the leader should go before,
and the led obey; but if the leader know not the way, both shall easily perish.
For he walketh without light who is led by a blind leader, but he that hath the true leader hath light at every season, and he is led well that is misled by none.
Wherefore thou that art leader of leaders, shatter the misleaders now, and so lead us away that thou mayst lead us home to peace.
Voice 2:
Weep, commonwealth of the kingdom!
Thy people is desolated as being in schism;
for part thereof is wicked and the other is
deemed sophistic.
No care is taken of thee now, room is given to
enemies by cozenage, thy state is defaced;
their strength is increased now visibly.
Those that are dear to thee have governed thee
unwisely, though perhaps they meant no harm.
But straightway, if God grant, they shall make
thee rule exultantly and mightily.
Stimme 1:
Seine Herde zu führen, das ist das Amt des wahren Führers, denn zu führen und nicht geführt zu werden, das ist das Zeichen des wahren Führers. Lasset den Führer führen gemäß dem Rat der Weisen und nicht müßig sein, und der Führer sollte vorangehen, und die Geführten gehorchen; doch wenn der Führer den Weg nicht kennt, werden beide schnell verderben. Denn der wandelt ohne Licht, der einem blinden Führer folgt, doch der, der den wahren Führer hat, wandelt immer im Licht, und derjenige wird gut geführt, der von niemandem irregeführt wird. Du, der du der Führer aller Führer bist, zerschmettere nun die Irreführenden, und führe uns so hinweg, so daß du uns nach Hause in den Frieden führst.
Stimme 2:
Weine, du Königreich!
Dein Volk ist einsam und verlassen, da es zerspalten ist; denn ein Teil ist niederträchtig und der andere wird als trügerisch erachtet.
Niemand nimmt sich jetzt deiner an, Feinde gewinnen die Oberhand durch Lug und Trug.
Dein Staat ist ausgelöscht; die Größe Ihrer Macht nimmt sichtbar zu. Die dir nahe stehen, haben dir schlechten Rat erteilt, doch vielleicht wollten sie dir nichts Übles tun. Doch unverzüglich, so Gott will, sollen sie dich erheben zum jubelnden und mächtigen Herrscher.
9. Christe qui lux/Veni creator spiritus
Voice 1:
Christe qui lux es et dies / Fideliumque requies, /
Nos visita. /
Tu furoris temperies / Tu dulcoris planities, /
Nunc excita /
Posse tuum, precipita / Depredantes, qui nos ista /
Vituperant. /
Sicut per te fuit vita / Patribus nostris reddita, /
Qui tunc erant / Nec tueri se poterant, /
Sed ad te reclamaverant / Deus fortis, /
Sic cave ne nos atterant / Qui nos in guerris lacerant / Nunc subortis, /
Et a dire nexu mortis, /
Cuius sumus iam in portis, /
Nos protegas. /
Gentem serves tue sortis / Tui fratris ac consortis / Causam regas. /
Qui malos a te segregas /
Nec iustis opem denegas / legislator, /
Proditores nunc detegas /
Horumque visum contegas. /
Consolator / Danielis visitator /
Puerorumque salvator / In fornace, /
Per Abacuc confortator, /
Sis pro nobis preliator /
Et dimittas nos in pace.
Voice 2:
Veni creator spiritus / Flentium audi gemitus, /
Quos nequiter gens misera /
Destruit; veni propera. /
Iam nostra virtus deficit / Nes os humanum sufficit / Ad narrandum obprobria, /
Que nobis dant vecordia / Divisio, cupiditas /
Fideliumque raritas / Unde flentes ignoramus, /
Quid agere debeamus. /
Circumdant nos inimici / Sed et nostri domestici / Conversi sunt in predones: /
Leopardi et leones / Lupi, milvi et aquile /
Rapiunt omne reptile. /
Consumunt nos carbunculi / Ad te nostri sunt oculi: / Perde gentem hanc rapacem / Jhesu, redemptor seculi / Et da nobis tuam pacem.
Voix 1 :
Christ, toi qui es la vie et le jour et la paix des fidèles, viens vers nous.
Tu es celui qui modère les folies, tu es la plaine de la douceur, réunis maintenant tes forces et jette à terre
les voleurs qui prononcent
ces calomnies à notre égard.
Tout comme par toi la vie a été redonnée à nos pères qui vivaient alors et ne pouvaient se protéger,
mais t'avaient appelé à l'aide, Dieu puissant, veille à ce qu'ils ne nous écrasent pas ni ne nous détruisent dans les guerres aujourd'hui survenues,
et dans l'esclavage de la mort maudite,
derrière les portes de laquelle nous sommes déjà, protège-nous.
Que tu sauves le peuple de ton destin, et que
tu diriges la cause de ton frère et semblable.
Toi qui as chassé les mauvais et n'as pas refusé
ton aide aux justes, législateur,
découvre maintenant les traîtres et couvre leurs yeux d'obscurité.
Toi qui consoles, toi qui as rendu visite à Daniel,
et as sauvé les [trois] enfants du fourneau.
Toi qui as donné la force par Habakkuk,
sois guerrier par amour pour nous
et permets-nous de mourir en paix.
Voix 2 :
Viens, esprit créateur, entends les gémissements de ceux qui pleurent, ceux que les misérables
ont méchamment détruits ; viens, hâte-toi.
Car nos forces s'amenuisent et les lèvres des humains
ne suffisent à dire les reproches
qui nous ont été faits par folie, division, avidité, et le faible nombre des fidèles, c'est pourquoi nous pleurons et ne savons pas ce que nous devrions faire.
Nos ennemis nous entourent, et même ceux de nos foyers sont devenus des voleurs :
les léopards et les lions, les loups, les milans et les aigles s'emparent de toute chose rampante.
Des charbons nous brûlent. Nos regards sont tournés vers toi: Détruis cette race des avides, Jésus, rédempteur du monde, et donne-nous la paix.
10. Christe qui lux/Veni creator spiritus
Voice 1:
Christ who art the life and day and the repose of the faithful, come unto us.
Thou art the allaying of madness, thou art the plain of sweetness, now summon up thy power,
and hurl down the robbers,
who speak these slanders against us.
Just as by thee life was restored to our fathers who lived then and could not protect themselves,
but had called on thee for help, mighty God, so take care that they may not wear us down who ravage us in the wars now arisen,
and from the bondage of cursed death,
in whose gates we are already,
mayst thou protect us.
Mayst thou save the people of thy portion, and mayst thou direct the cause of thy brother and fellow.
Thou that sendest away the wicked from thee
and deniest not thine help to the just, lawgiver,
discover the traitors now and cover their
eyes with darkness.
Consoler, visitor of Daniel, and saviour of the
[three] children in the furnace,
giver of strength through Habakkuk,
be a warrior for our sakes
and let us depart in peace.
Voice 2:
Come Creator Spirit, hear the groans of them that weep, whom the wretched people hath wickedly destroyed; come, make haste.
By now our strength is failing nor do human lips suffice to tell of the reproaches
given us by madness, division, greed, and the fewness of the faithful, wherefore we weep and do not know what we ought to do.
Our enemies surround us, but our own household too have been turned into robbers:
leopards and lions, wolves, kites, and eagles
seize every creeping thing.
Coals burn us. Our eyes are turned to thee:
Destroy this grasping race, Jesu, redeemer of the world, and grant us thy peace.
Stimme 1:
Christus, der du das Leben und der Tag und die Zuflucht der Gläubigen bist, komm herab zu uns.
Du bist die Milderung des Wahnsinns, du bist das Tal der Süße, sammle nun deine Kräfte
und stoße hinab die Räuber, die diese Verleumdungen gegen uns aussprechen.
Ebenso wie du das Leben zurückgegeben hast unseren Vätern, die damals lebten und sich selbst nicht wehren konnten, sondern deine Hilfe anriefen, mächtiger Gott, sorge auch nun dafür, daß sie uns nicht zermürben, die uns verwüsten, in den Kriegen von heute,
und von den Banden des verfluchten Todes,
vor dessen Toren wir bereits stehen,
mögest du uns beschützen.
Mögest du dein Volk erretten, und mögest du
deinen Bruder und Nachbarn auf seinem Weg leiten.
Du, der die Missetäter von dir weist
und den Gerechten deine Hilfe nicht verwehrst, Gesetzgeber, entblöße nun die Verräter und bedecke ihre Augen mit Dunkelheit.
Tröster, Besucher des Daniel, und Retter der
[drei] Kinder im Schmelzofen.
Der du uns Stärke durch Habakkuk gibst,
sei ein Krieger zu unserer Erlösung
und laß uns in Frieden scheiden.
Stimme 2:
Komm, Schöpfergeist, höre das Stöhnen derer,
die weinen, die das elende Volk voller Missetat
zerstört hat, komm, eile herbei.
Unsere Stärke ist nun erschlafft, und menschliche Lippen reichen nicht aus, die Schanden zu verkünden, die wir erleiden durch Wahnsinn, Zwietracht, Gier und den Mangel an Gläubigen, deshalb weinen wir und wissen nicht, was wir tun sollen.
Unsere Feinde umgeben uns, doch selbst unser eigener Haushalt hat sich in Räuber verwandelt: Leoparden und Löwen, Wölfe, Falken und Adler ergreifen jede
kriechende Kreatur.
Kohlen verbrennen uns. Wir wenden unsere Augen zu
dir, zerstöre diese gierige Rasse, Jesus, Erlöser der Welt, und gib uns deinen Frieden.
11. Felix virgo/Inviolata genitrix
Voice 1:
Felix virgo, mater Christi / Que gaudium mundo tristi / Ortu tui contulisti, / Dulcissima; /
Sic hereses peremisti / Dum angelo credidisti /
Filiumque genuisti, / Castissima. /
Roga natum, piissima / Ut pellat mala plurima /
Tormentaque gravissima / Que patimur; /
Nam a gente ditissima / Lux lucis splendidissima /
De sublimi ad infima /
Deducimur; /
Cunctis bonis exuimur / Ab impiis persequimur /
Per quos iugo subicimur / Servitutis, /
Nam sicut ceci gradimur / Nec directorem sequimur / Sed a viis retrahimur /
Nobis tutis. /
Gracie fons et virtutis, /
Sola nostre spes salutis, /
Miserere destitutis / Auxilio, /
Ut a culpis absolutis / Et ad rectum iter ductis /
Inimicisque destructis / Pax sit nobis cum gaudio.
Voice 2:
Inviolata genitrix / Superbie grata victrix, /
Expers paris, /
Celestis aule janitrix / Miserorum exauditrix, /
Stella maris, /
Que ut mater consolaris / Et pro lapsis deprecaris / Humiliter, /
Gracie fons singularis / Que angelis dominaris, /
Celeriter /
Para nobis tutum iter / Juvaque nos viriliter; /
Nam perimus, /
Invadimur hostiliter / Sed tuimur debiliter /
Neque scimus, /
Quo tendere nos possimus / Nec per quem salvi
erimus, / Nisi per te. /
Eya, ergo poscimus / Ut sub alis tuis simus /
Et versus nos te converte.
Voix 1 :
Vierge sacrée, mère du Christ, qui par ta naissance as apporté la joie à un monde affligé, toi si douce ;
ainsi as-tu détruit les hérésies, quand tu as cru
l'ange et porté ton Fils, toi si pure.
Implore ton Fils, toi si miséricordieuse, qu'il emporte
les maux innombrables, et les tourments les plus douloureux, que nous supportons ; car une nation de grande richesse, O lumière si radieuse née de la lumière, des sommets aux profondeurs nous fait descendre ; nous dépouillant de tous nos biens ; nous sommes persécutés par les impies, qui nous mettent sous le joug de l'esclavage, car nous errons comme des aveugles et ne suivons pas notre guide, et sommes tirés hors des chemins qui pour nous sont sûrs.
Source de sagesse et de vertu,
seul espoir de notre salut, aie pitié de ceux
qui ne sont pas aidés, afin que,
absous de nos péchés et remis dans le droit chemin,
et nos ennemis détruits, nous trouvions la paix et la joie.
Voix 2 :
Mère inviolée, Vainqueur ravissant de l'orgueil,
sans égal,
gardienne du hall des cieux, toi qui entends les prières des malheureux, étoile de la mer,
qui console comme une mère et prie humblement par pitié pour ceux qui sont tombés,
unique source de grâce, toi qui gouvernes les anges, prépare-nous vite un chemin sûr
et aide-nous comme un homme ;
car nous sommes en train de périr, nous sommes envahis par nos ennemis, et nous défendons faiblement et ne savons pas non plus
où nous pouvons aller ni par qui nous serons sauvés si ce n'est par toi.
Salut ! Nous te supplions de nous accepter sous tes ailes et de te tourner vers nous.
Voice 1:
Blessed virgin, mother of Christ, who by thy birth brought joy to a grieving world, most sweet one;
thus didst thou destroy heresies, when thou didst believe the angel and borest thy Son, most chaste one.
Beseech thy Child, most merciful one, that he drive away the countless evils, and the most grievous torments, that we endure; for a nation of great wealth, O most radiant light of light, from the heights unto the depths is bringing us down; stripping us of all our goods; we are persecuted by the godless,
who are subjecting us to the yoke of slavery,
for we wander like blind men and do not follow our guide, but are pulled back from the paths
that are safe for us.
Fount of grace and virtue,
only hope of our salvation, have pity on those
bereft of assistance, that,
absolved of our sins and led to the right path,
and our enemies destroyed, we may have peace with joy.
Voice 2:
Inviolate mother, Delightful conqueror of pride,
without peer,
gatekeeper of the heavenly hall, hearer of the prayers of the wretched, star of the sea,
who consolest like a mother and prayest humbly for mercy for the fallen,
unique fount of grace, that governest the angels,
swiftly, prepare for us a safe way
and help us like a man;
for we are perishing,
we are invaded by enemies, but defend weakly
nor do we know whither we may betake ourselves nor by whom we shall be saved
except by thee.
Hail! therefore we beg that we may be beneath thy wings and turn thyself to us.
Stimme 1:
Gesegnete Jungfrau, Mutter Christi, die du durch deine Geburt einer trauernden Welt Freude gebracht hast, du Süßeste; du hast Ketzereien vernichtet, als du dem Engel glaubtest und deinen Sohn gebarst, du Keuscheste.
Flehe an dein Kind, du Gnädigste, daß es die zahllosen Übel vertreibt, und die schlimmsten Qualen, die wir erleiden;
denn ein Volk von großem Reichtum,
O, strahlendstes Licht des Lichts, schleudert uns hinunter von den Höhen in die Tiefen; beraubt uns all unserer Güter; wir werden verfolgt von den Gottlosen,
die uns zwingen unter das Joch der Sklaverei, denn wir wandern wie die Blinden, und folgen nicht unserem Schirmherrn, sondern werden von den Wegen zurückgezogen, auf denen wir sicher sind.
Brunnen der Gnade und der Tugend, einzige Hoffnung unserer Erlösung, erbarme dich derer, die aller Hilfe beraubt sind, daß wir von unseren Sünden losgesprochen und auf den richtigen Weg geführt und unsere Feinde zerstört werden und wir Friede und Freude haben werden.
Stimme 2:
Unbefleckte Mutter, Herrliche Bezwingerin der Hochmut, ohne deines Gleichen,
Türhüterin der heiligen Halle, die du die Gebete der Elenden erhörst, Stern des Meeres,
die du tröstest wie eine Mutter und demütig um Gnade betest für die Gefallenen,
einzigartiger Quell der Gnade, die du über die Engel herrschst, eile, bereite uns einen sicheren Weg
und hilf uns wie ein Mann;
denn wir verderben,
wir werden überlaufen von Feinden, doch unsere Abwehr ist schwach, noch wissen wir, wohin wir uns wenden sollen und wer uns retten kann,
außer du.
Heil dir! Wir bitten darum, daß du uns unter deine Flügel nimmst und dich uns zuwendest.
12. Sanctus
Sanctus, sanctus, sanctus Dominus Deus sabaoth.
Pleni sunt celi et terra gloria tua.
Osanna in excelsis.
Benedictus qui venit in nomine domini.
Osanna in excelsis.
Saint, saint, saint seigneur Dieu des armées.
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux.
Béni celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux.
Holy, holy, holy Lord God of hosts.
Heaven and earth are full of thy glory.
Hosanna in the highest.
Blessed is he that cometh in the name of the Lord. Hosanna in the highest.
Heilig, heilig, heilig ist Gott, der Herr Zabaoth.
Alle Lande sind seiner Ehre voll.
Hosianna in der Höhe.
Gelobt sei, der da kommt im Namen des Herrn. Hosianna in der Höhe.
13. Clap, clap, par un matin/Sus Robin
Voix 1 :
Clap, clap, par un matin
s'en aloit Robin,
clap, clap, ver un molin
qui moloit.
Souvent ileques reperoit,
quar trop forment se delitoit
ou batel qui clapetoit.
Clap, clap, une seule fame y avoit
qui s'escridoit :
'Heu ha vilain, hau ha hu !'
D'enuiment ainsi se moquoit
et juroit que couble feroit,
foy que Dieu doit.
Lors vient Robins qui biens savoit
ou le joillet tenoit.
Clap, clap, tant l'a molu
qui s'en doloit et elle disoit :
'Heu ha ha villain, hé ha heu !'
Robin dort, le molin esclos,
mes trop y a voit feru de cops
grans et gros ayns qui feust esclos.
Voix 2 :
'Sus Robin, alons au molin !
Clap, clap, en despit de ce villain,
qui tout jours me fait gaitier,
huy me feray hurtebilliez
et pour li plus aïrier veuil ge chanter.
Hé ha vilain, hé ha heu.
Clap, clap, Robin dort, le molin esclos.
Ja, par Dieu, Guerin le clos
ne me torroit mon pourpos
quar j'ay le cuer trop volage.
Le vilain revient de son laborage;
il a si grant faim qu'a peu qu'il n'enrage,
le vilain gueu, lé dé heu, heu'.
Ayn-si disoit et si chantoit:
'Molin de sa, molin de la,
se l'un ne m'ost, l'autre m'oora,
clap, clap, clap, clap, ja ni faudra.'
Voice 1:
Slap, slap, one morning
Robin went off,
slap, slap, towards a mill
which was grinding.
He often took himself there
for he enjoyed himself greatly
in the boat which went slap, slap.
Slap, slap, a woman was there alone,
who cried out:
'Ha, wretch, ha, ha, ho!'
Out of contrariness, she thus mocked
and swore that she would have him [Robin],
i' faith!
Then came Robin, who well knew
where she kept her jewel.
Slap, slap, he ground it so much,
whoever might be upset, and she said:
'Ha, ho, ho, wretch, ho, ho, ha!'.
Robin is asleep, the mill shut down,
but he had struck many hard, heavy blows
before it was shut down.
Voice 2:
'Up, Robin, let us go to the mill!
Slap, slap, in spite of this wretch,
who always has me watched,
today I shall get myself banged
and I wish to sing to make him madder.
Ha, ho, wretch, ha, ho, hu.
Slap, slap, Robin is asleep, the mill shut down.
Never, by God, would Guerin the lame one
change my purpose
for I have a most fickle heart.
The wretch comes back from his ploughing;
he is so hungry that he is almost in a rage,
that ignoble wretch, joyous God, hu, hu!'.
Thus she spoke and thus she sang:
'Mill over here, mill over there, if one doesn't carry me off, the other will have me,
slap, slap, slap, and I'll get my due'.
Stimme 1:
Klipp, klapp, eines Morgens
ging Robin davon,
klipp, klapp, zu einer Mühle
die mahlte.
Er ging oft dort hin,
denn er hatte riesigen Spaß
in dem Boot, das klipp, klapp machte.
Klipp, klapp, eine Frau war dort ganz alleine,
die laut rief:
'Ha, Wicht, ha, ha, ho!'
Aus Mutwillen spottete sie so
und schwor, daß sie ihn nehmen würde.
Wirklich!
Dann kam Robin, der genau wußte,
wo sie ihren Edelstein aufbewahrte.
Klipp, klapp, er mahlte ihn so sehr,
egal wen das stören mag, und sie sagte
'Ha, ho, ho, Wicht, ho, ho, ha!'
Robin schläft nun, die Mühle ist zu,
doch er hat viele harte schwere Schläge verteilt,
bevor sie geschlossen wurde.
Stimme 2:
'Komm, Robin, gehen wir zur Mühle!
Klipp, klapp, trotz dieses Wichts,
der mich immer beobachten läßt,
heute laß ich mich bumsen
und ich will singen, um ihn aufzustacheln.
"Ha, ho, Wicht, ha, ho, hu.
Klipp, klapp, Robin schläft, die Mühle ist zu.
Niemals, bei Gott, würde mich der lahme Guerin von meinem Vorhaben abbringen,
denn ich habe das unbeständigste Herz.
Der Wicht kommt zurück von seinem Pflügen;
er ist so hungrig, daß er fast in Wut ist,
der grobe Wicht, freudiger Gott, hu, hu!'.
So sprach sie und so sang sie:
'Mühle hier, Mühle da, wenn der eine mich nicht davonträgt, soll der andere mich haben,
klipp, klapp, klapp und ich kriege, was ich will.'
14. Qui es promesse/Ha! Fortune
Voix 1 :
Qui es promesse de Fortune se fie
Et es richesses de ses dons s'asseure
Ou cilz qui croit qu'elle soit tant s'amie
Que pour li soit en riens ferme ou seur
Il est trop folz, car elle est non seure
Sans foy, sans loy, sans droit et sans mesure
C'est fiens couvers de riche couverture
Qui dehors luist et dedens est ordure.
Une ydole est de fausse pourtraiture
Ou nulz ne doit croire ne mettre cure
Sa contenance en vertu pas ne dure
Car c'est tous vens, ne riens qu'elle figure
Ne puet estre fors de fausse figure
Et li siens sont toudis en aventure
De trebuchier; car, par droite nature
La desloyal renoie, parjure
Fausse, traitre, perverse et mere sure
Oint et puis point de si mortel pointure
Que ciaulz qui sont fait de sa norriture
En traison met a des confiture.
Voix 2 :
Ha! Fortune, trop suis mis loing de port
Quant en la mer m'as mis sans aviron
En un bastel petit, plat et sans bort
Foible, porri, sans voile; et environ
Sont tuit li vent contraire pour ma mort
Si qu'il n'i a confort ne garison
Merci n'es poir, ne d'eschaper ressort
Ne riens de bien pour moy, car sans raison
Je voy venir la mort amere a tort
Preste de moy mettre a destruction
Mais celle mort recoy par ton sort,
Fausse Fortune et par ta traison.
Voice 1:
He who puts trust in the promises of Fortune
and finds assurance in the riches of its gifts,
or the one who believes that she is so completely his lady, that for him she is firm or constant with no foundation, he is quite mad, for she is not constant without faith, without law and without measure,
it is dung covered with a rich covering,
which shines without and within is excrement.
An idol is false in its portrayal,
which no one must believe in or pay attention to;
her expression does not reflect virtue for long,
for it is but wind, and anything it represents
can be nothing other than a false image;
and those it enslaves are always in danger
of stumbling; for, according to true nature,
the disloyal one recants,
a false, treacherous, perverse perjurer and a bitter mother, she anoints and then stings with such a deadly sting that those who are her progeny are treacherously put in jeopardy.
Voice 2:
Ah! Fortune, I am put too far from the port,
when you put me to sea without an oar
in a little boat, flat and without sides,
frail, rotting, without a sail; and around
all the winds are intent on my death
so that there is neither comfort nor healing,
mercy nor hope, nor means of escape,
nor anything good for me, for withoutreason
I see bitter death approaching,
unjustly ready to destroy me;
but I accept this death through the fate you decree,
false Fortune, and through your treachery.
Stimme 1:
Derjenige, der sein Vertrauen in das Versprechen Fortunas setzt und Vergewisserung in der Fülle ihrer Geschenke sucht, oder derjenige, der meint, sie sei ihm so völlig ergeben, daß sie an ihm festhält oder beständig ist ohne Grund, der ist verrückt, denn sie ist nicht beständig,
sie kennt keine Treue, kein Gesetz, kein Maß,
sie ist Mist, bedeckt mit einem reichen Belag,
der von außen glänzt und innen Scheiße ist.
Das Idol ist falsch in seiner Selbstdarstellung,
der keiner trauen oder Beachtung schenken darf;
ihr Ausdruck bleibt nicht lange ein Spiegel der Tugend, er ist nichts als der Wind, und alles was er darstellt, kann nichts weiter als ein falsches Bild sein;
und diejenigen, die ihm erliegen,
laufen immer Gefahr, zu straucheln, denn gemäß ihrer wahren Natur widerruft die Untreue,
eine falsche, verräterische, perverse Meineidige und eine bittere Mutter, salbt sie ihre Anhänger ein, und sticht dann so tödlich zu daß diejenigen, die ihr erliegen, gefährlich betrogen werden.
Stimme 2:
Ach! Fortuna, ich bin zu weit vom Hafen entfernt,
wenn du mich aufs Meer setzt ohne Ruder,
in einem kleinen flachen Boot ohne Seiten,
gebrechlich, faulend, ohne Segel; und um mich herum trachten mir alle Winde nach dem Leben,
so daß ich weder Trost noch Heilung finde,
weder Gnade noch Hoffnung, keine Ausflucht,
nichts, was mir helfen würde, denn ohne Grund sehe ich den bitteren Tod herannahen, um mich ungerechtfertigt zu zerstören; doch ich akzeptiere diesen Tod durch das Schicksal, das du bestimmst, falsche Fortuna, und durch deinen Verrat.
15. Martyrum/Diligenter inquiramus
Voice 1:
Martyrum gemma latria / Tyranni trucis impia,
Quintine, sapientia / Verba spernens mavortia
Jubentis terribilia / Machinari supplitia,
Romanorum prosapia / Cenatorum celestia,
Rictiovari solia / Affectans et pitania
Admovens supercilia / Ambianensis propria
Gentis alacrimonia / Humilitate socia,
Victis volens martyria / Oleique ledentia
Martyrii redolentia / Quibus fit appoplecia,
Prece cuius anadia / Datur cecis et gracia
Cunctorum purgans vicia / Infirmorum pernicia
Sospitati vestigia / Claudorum filocalia
Prebentur morbis gravia / Cuius fulget provincia
Virmandorum presentia / Quo livor, avaricia
Cadunt, gula, luxuria / Ira, fastus, accidia
Malaque cuncta noxia / Quo viget pacientia
Fides, spes et prudentia / Quo simus ad palatia
Celorum refulgentia / Ubi pax est et gloria.
Voice 2:
Diligenter inquiramus / Quintini preconia;
Congaudenter impendamus / Numini suffragia.
Fuit vita mirabilis / Despuit obnoxia;
Fuit Deo laudabilis / Meruit suppedia.
Illimis bucca fons erat / Bargueries nobilis
Animis Deo venerat / Mollicies fragilis.
Colentes hunc carissime / Exultabunt suaviter;
Canentes nobilissime / Dabunt laudes dulciter.
Voix 1 :
Joyau des martyres en adoration, Quintin, par la
sagesse impie du féroce tyran Rictiovarus,
méprisant ses paroles martiales alors qu'il ordonne l'exécution de châtiments terribles ; de la race des sénateurs romains, aspirant aux trônes célestes, et répandant ta bonté avec l'alacrité caractéristique du peuple d'Amiens, qu'accompagne l'humilité,
martyre volontaire pour les choses vaincues et
néfastes, de l'odeur de l'huile du martyre,
qui provoque l'apoplexie, par les prières duquel les aveugles recouvrent la vue, et par la grâce duquel les péchés des malades sont expiés et un pas vif est offert aux boiteux, par la présence duquel la province de Vermandois brille d'éclat, par lequel l'envie, l'avarice, la gloutonnerie, la luxure, la colère, l'orgueil et la fainéantise et le mal néfaste sont vaincus, et par lequel la patience, la foi, l'espoir et la prudence fleurissent, et par lequel nous pourrions nous trouver dans les palais resplendissants du ciel, où se trouvent la paix et la gloire.
Voix 2 :
Recherchons laborieusement les louanges de Quintin ; réjouissons-nous de rendre hommage à la divinité.
Il était merveilleux de vie, méprisait le mal, était digne d'éloges aux yeux de Dieu et méritait la richesse. Sa bouche était une fontaine sans boue, un noble Barguerien, son âme vint à Dieu dans sa douceur fragile. Ceux qui l'adorent chanteront avec amour sa douceur, ceux qui chantent le mieux chanteront ses louanges avec plaisir.
Voice 1:
Jewel of the martyrs in worship, Quintin, through the impious wisdom of the fierce tyrant Rictiovarus,
scorning his martial words as he orders the devising
of terrible punishments; of the race of Roman senators, aspiring to heavenly thrones, and bringing loving kindness with the alacrity proper to the people of Amiens, accompanied by humility,
willing martyrdom for the defeated
and harmful things of oil smelling of martyrdom whereby apoplexy is caused, by whose prayer sight is given to the blind, and grace that purges the sins of all the sick, swift steps are provided for the cure of the lame, by whose presence the province of Vermandois is given lustre, through whom envy, avarice, gluttony, lechery, wrath, pride, and sloth, and all harmful evils are overthrown, through whom patience, faith, hope, and prudence flourish, through whom may we be at the gleaming palaces of heaven, where is peace and glory.
Voice 2:
Let us painstakingly seek out Quintin's praises;
let us rejoice to pay our worship to the godhead.
He was marvellous of life, despised harmful things, was praiseworthy in God's sight, deserving of riches. His mouth was a fountain without mud, a noble Bargurian, his soul came to God in its fragile softness. Those who worship him most lovingly will exult with sweetness, those who sing most nobly will give praises pleasingly. Stimme 1:
Edelstein unter den angebeteten Märtyrern, Quintin, aufgrund der gottlosen Entscheidung des grimmigen Tyrannen Rictiovarus, der du seine kriegerischen Worte verachtest, mit denen er die Auferlegung schrecklicher Strafen anordnet; der du zu den römischen Senatoren gehörst, der du nach himmlischen Thronen strebst und mit angemessenem Eifer dem Volk von Amiens liebende Güte schenkst, begleitet von Demut, freiwilligem Märtyrertum für die Geschlagenen und schädlichen, nach Märtyrertum riechenden Dingen aus Öl, die zu Schlaganfällen führen, durch dessen Gebet den Blinden ihr Augenlicht zurückgegeben wird, den Kranken Gnade zur Tilgung ihrer Sünden geschenkt wird und den Lahmen schnelle Heilung, dessen Anwesenheit der Provinz von Vermandois Glanz verleiht, durch den Hochmut, Neid, Völlerei, Wollust, Wut, Geiz und Trägheit und alle Übel besiegt werden, durch den Geduld, Glaube, Hoffnung und Klugheit aufblühen, durch den wir in die glänzenden Paläste des Himmels eingehen können, in denen Friede und Herrlichkeit herrschen.
Stimme 2:
Wir wollen gewissenhaft Quintin lobpreisen;
wir wollen uns freuen, seiner göttlichen Person zu huldigen. Er führte ein vorbildliches Leben, verachtete schädliche Dinge, war lobenswert in Gottes Augen und verdiente Reichtümer. Sein Mund war ein unbesudelter Quell, ein edler Barguerianer, seine Seele kam zu Gott in ihrer zerbrechlichen Sanftheit. Die ihn in tiefster Liebe anbeten, werden süßesten Jubel empfinden, die mit edelster Stimme singen, lobpreisen ihn mit Anmut.
16. Amours/Faus Samblant m'a deceu
Voix 1 :
Amours, qui ha le pouoir
De moy faire recevoir
Joie ou mort obscure,
Ne fait par sa grace avoir
A ma dame tel voloir
Qu'elle m'ait en cure.
Durer ne puis longuement,
Car pour amer loyaument
Ne pour servir liement
Sans penser laidure,
Ne pour celer saigement
N'ay confort n'aligement
De ma dolour dure ;
Einssois com plus humblement
La sueffre et endure,
De tant est plus durement
traities mes cuers, que briefment
Morray dolereusement
De dueil et d'ardure,
Et tant sui plus eslongies
De merci et estraingnies
De ma dame pure.
Mais aveuc tous ces meschies
Sueffre Amours, qui est meschies,
Que Raison, Droiture, Doucour,
Debonnaireté, Franchise, Grace et Pité
N'ont pouoir a Cruauté,
Einssois regne et dure
En corps d'umblece paré
Cuers qui est pleins de durté
Et de couverture,
Refus qui d'espoir osté
M'a de norriture,
Et Dangiers qui despité
M'a sans cause et si grevé
Qu'il m'a par desdeing mené
A desconfiture.
Voix 2 :
Faus Samblant m'a deceu
Et tenu en essperence
De joie et merci avoir ;
Et je l'ay com folz creu
Et mis toute ma fiance
En li d'amoureus voloir.
Las ! or m'a descongneu,
Quant de moy faire aligence
Ha heu temps et pooir ;
N'en riens n'a recongneu
Ma dolour ne ma grevance,
Eins m'a mis en nonchaloir.
Voice 1:
Love, which has the power
to bring me
joy or an obscure death,
does not, by its grace,
cause my lady to have such a wish
as to have regard for me.
I can bear it no longer
for, so that I may love loyally
or serve with joy
without base thoughts,
or, wisely, keep secrets,
I have neither comfort nor help
to ease my intense pain;
rather, the more humbly
I suffer and endure it,
the more harshly my heart
is treated, so that I shall
soon die in pain
from grieving and desire,
and the further I am removed
from mercy and separated
from my pure lady.
But, with all these misfortunes,
love, which is harmed, suffers,
for reason, uprightness, sweetness,
nobility, honesty, grace and pity
have no power over cruelty,
rather there reigns in perpetuity,
in a body adorned with humility,
a heart which is full of hardness
and dissimulation,
refusal which has deprived me
of the sustenance of hope,
and danger which has despised me
without cause and so overwhelmed me
that, by disdain, it has led me
to ruin.
Voice 2:
False Semblance has deceived me
and kept me in expectation
of receiving joy and mercy;
and I, like a fool, believed
and put all my trust
of amorous desire in her.
Alas! now she has forgotten me,
when she had the time and power
to bring me respite;
and in no way has she acknowledged
my pain and my torment,
rather did she leave me to collapse.
Stimme 1:
Liebe, die die Macht besitzt,
mir Freude zu bringen
oder einen namenlosen Tod,
läßt sich nicht gnädig herab,
in meiner Herrin den Wunsch zu erwecken,
mir Beachtung zu schenken.
Ich kann es nicht länger ertragen,
denn, um treu zu lieben
oder mit Freuden zu dienen,
ohne niedrige Gedanken,
oder bedacht Geheimnisse zu hüten,
wird mir weder Trost noch Hilfe gespendet,
um meinen tiefen Schmerz zu lindern;
im Gegenteil - um so demütiger
ich leide und alles ertrage,
um so schroffer wird mein Herz
behandelt, so daß ich bald
in Qualen sterben werde,
durch mein Trauern und Verlangen,
und je weiter ich entfernt bin
von Gnade und getrennt von
meiner reinen Herrin.
Doch bei all diesem Mißgeschick
leidet die verletzte Liebe,
denn Vernunft, Aufrichtigkeit, Zärtlichkeit,
Edelmut, Ehrlichkeit, Gnade und Mitleid
haben keine Macht über Grausamkeit.
Vielmehr herrscht in Ewigkeit
in einem mit Demut geschmückten Körper
ein Herz, das voller Härte ist
und voller Heuchelei,
Ablehnung, die mir den kleinsten
Hoffnungsschimmer geraubt hat,
und Gefahr, die mich ohne Grund verachtet hat,
haben mich so überwältigt,
daß ich durch Verachtung
zerstört bin.
Stimme 2:
Falscher Anschein hat mich betrogen
und mich in der Hoffnung gewogen,
Freude und Gnade zu empfangen;
und ich, wie ein Narr, glaubte es
und setzte mein ganzes Vertrauen
liebenden Verlangens in sie.
Ach! Nun hat sie mich vergessen,
obwohl sie die Zeit und Macht hatte,
mir Linderung zu schaffen;
Und sie hat meinen Schmerz und meine
Qual in keinster Weise beachtet,
sondern mich gebrochen zurückgelassen.
17. Post missarum sollempnia/Post misse modulamina
Voice 1:
Post missarum sollempnia / divina post eulogia,
presul, gregem rege tuum / speculo bonum actuum,
rectis unice studeas / malos pie choercheas.
Rex, apex fulgens apice / habebas rei publice
moderaris eximie / canendus pater patrie;
sana deus ut docmata / precipis strategemata,
historiaca revolvite / proceres stupis indite.
Miles, predis non in hya / percipis qui stipendia,
nec fuga nec dedecore / te dedas tecto corpore.
Judex, equis jus laudibus / utris partire partibus,
ac inbecillibus fave / sed ab injuria cave.
Quisquis es, recte sentias / post datas Deo gracias.
Voice 2:
Post misse modulamina / post verbi dulcis semina,
cives gemes spolicia / ne uel aristogorgia
cedas, prodeste liberis / et moribus et literis.
Mercator emat utile / neque frustra vendibile
pondere, metro, precio / perjusta sit venditio.
Architector, nec opifex / esto fidelis artifex,
ingenium peracue / manibus age strenue.
Agricola, sulca sere / mete, puta lege terre,
prout congruit tempori / nec parce duro corpori.
Tu quivis, bonum facias / post datas Deo gracias.
Voix 1 :
Après la cérémonie de la messe, après les dons divins, évêque, dirige ton peuple par le miroir des bonnes actions ; occupe-toi surtout de ceux que tu diriges, contrains avec miséricorde les mauvais. Roi, tête resplendissante sous ta couronne, tu tiens de façon excellente les rênes de ton État ; tu dois être chanté comme le père de ton pays. Tout comme Dieu enseigne une doctrine saine, tu diriges sainement. Lisez votre histoire, seigneurs de race renommée. Soldat, ne sois pas avide de butins, toi qui reçois salaire, ne te rends ni dans la fuite ni dans le déshonneur, le corps couvert. Juge, partage la loi avec les deux parties et sois loué pour ton équité, et soutiens les faibles, mais méfie-toi de l'injustice. Qui que tu sois, pense droit après avoir remercié Dieu.
Voix 2 :
Après la musique de la messe, après avoir répandu la douce parole, sois utile à tes enfants,
par ta conduite et ce que tu leur apprends.
Que le marchand ne propose pas la vente de ses utiles marchandises en vain ; en poids, mesure et en prix, que la vente soit entièrement juste. Architecte et artisan, soyez honnêtes, aiguisez bien vos esprits, travaillez dur de vos mains. Fermier, laboure, sème, récolte, taille selon les lois de la terre, comme il convient pour la saison, et n'épargne pas ton corps solide. Toi (qui que tu sois), fais le bien après avoir remercié Dieu.
Voice 1:
After the ceremony of the masses, after the divine gifts, bishop, govern thy flock with the mirror of good actions; look singularly after those whom thou rulest, mercifully constrain the wicked. King, head resplendent in thy crown, excellently dost thou govern the reins of the state; thou art to be hailed in song as father of thy country. As God teacheth sound doctrine, so dost thou give sound command. Read your histories, ye lords of renowned race. Soldier, be not greedy for booty, thou that takest pay, nor in flight or dishonour surrender with covered body. Judge, share the law with both parties and be praised for thine equity, and favour the weak, but beware of injustice. Whoever thou beest, think aright after giving thanks to God.
Voice 2:
After the music of the mass, after the sowing of the sweet Word, be useful to thy children
both in conduct and in learning.
Let the merchant buy useful goods that he will not offer for sale in vain: in weight, measure, and price, let the sale be thoroughly just. Architect and craftsman, be an honest artisan, sharpen thy wits thoroughly, work hard with thy hands. Farmer, plough, sow, reap, prune by the law of the earth, as is appropriate to the season, and spare not thy tough body. Thou, whoever (thou beest), do good after giving thanks to God.
Stimme 1:
Nach den Messefeiern, nach den göttlichen Geschenken, Bischof, leite deine Herde durch gute Beispiele, nimm dich vor allem derer an, über die du herrschst, und weise die Missetäter gnädig in ihre Schranken. Herrlich gekrönter König, wunderbar hältst du die Zügel des Staates in der Hand, wir sollen dich lobpreisen durch Gesang als Vater deines Landes. So wie Gott uns weise Gesetze lehrt, erteilst du uns weise Befehle. Lest eure Geschichte, ihr Herren ruhmreicher Abstammung. Soldat, trachte nicht nach Beute, du, der Zahlung annimmst, ergib dich nicht bei der Flucht oder in Unehren in deiner Rüstung. Richter, handle gegenüber beiden Parteien nach dem Gesetz, werde gepriesen für deine Gerechtigkeit und nimm dich des Schwachen an, aber hüte dich vor Ungerechtigkeit.
Wer immer du auch bist, denke aufrichtig, nachdem du Gott gedankt hast.
Stimme 2:
Nach der Musik der Messe, nach dem Säen des süßen Wortes, sei deinen Kindern ein Vorbild sowohl in deinem Betragen als auch deinen Erkenntnissen. Möge der Kaufmann nützliche Waren kaufen, die er nicht umsonst zum Kauf anbietet; möge der Verkauf hinsichtlich Gewicht, Maß und Preis völlig gerecht sein. Bauherr und Handwerker, seid aufrichtige Bauleute, schärft eure Kenntnisse gründlich, arbeitet hart mit euren Händen. Landmann, pflüge, säe, ernte, schneide nach dem Gesetz der Erde, wie es sich für die Jahreszeiten gehört, und schone deinen gestählten Körper nicht. Wer immer du auch bist, tue Gutes, nachdem du Gott gedankt hast.
| Title Page Programme Notes Commentaire Kommentar Reviews Credits |
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| Release date: | 1st March 1999 | |
| Order code: | SIGCD011 | |
| Barcode: | 63521200112 | |
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| 1 | Sanctus: Sanans fragilia - Anon/Ivrea | [3:58] |
| 2 | Kyrie - 'Chipre'/Ivrea | [2:12] |
| 3 | Gloria: Et verus homo - Anon/Ivrea | [5:30] |
| 4 | Dame/Fins cuers doulz - Machaut | [2:29] |
| 5 | Trop plus est bele/Biaute paree de valour - Machaut | [2:22] |
| 6 | Lasse!/Se j'aim mon loyal ami - Machaut | [3:56] |
| 7 | Credo - Anon/Ivrea | [6:07] |
| 8 | Tu qui gregem/Plange, regni respublica - Machaut | [4:15] |
| 9 | Christe qui lux/Veni creator spiritus - Machaut | [4:07] |
| 10 | Felix virgo/Inviolata genitrix - Machaut | [5:04] |
| 11 | Sanctus - Anon/Ivrea | [3:10] |
| 12 | Clap, clap/Sus Robin - Anon/Ivrea | [1:33] |
| 13 | Qui es promesse/Ha! Fortune - Machaut | [2:33] |
| 14 | Martyrum/Diligenter inquiramus - Machaut | [3:07] |
| 15 | Amours/Faus samblant - Machaut | [2:52] |
| 16 | Post missarum sollempnia/Post misse modulamina - Anon/Ivrea | [2:50] |
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